Horizons : le Vietnam sera t-il la prochaine Chine ?

L’enquête d’Atradius et du journal The Economist  lève le voile  sur le plus prisé des marchés émergents de second niveau.

De nouvelles enquêtes révèlent que plus de 80 % des sociétés à vocation mondiale sont déjà en train d’investir dans les marchés émergents de second niveau.

Ainsi, l’enquête menée par l’unité de renseignements du journal The Economist en coopération avec le gestionnaire mondial des risques de crédit d’Atradius donne un aperçu révélateur des opportunités qu’offrent certains nouveaux marchés d’investissement, en particulier le Vietnam, l’Indonésie, la Pologne, le Mexique et les Emirats Arabes Unis.

Ces dernières années, la taille et le potentiel des marchés appelés « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine) - ont retenu, il est vrai, quasi toute l’attention des observateurs, mais ces marchés sont proches de la saturation pour les investisseurs. Et les firmes multinationales se tournent à présent vers les marchés émergents de second niveau, qui pourraient offrir un bien plus large potentiel.

Les nouvelles enquêtes portent sur les pays d’Asie du Sud-Est, comme le Vietnam et l’Indonésie; les pays d’Europe de l’Est, comme la Pologne et la Roumanie; les pays d’Amérique latine, comme le Mexique et le Venezuela et certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient, y compris l’Afrique du Sud et les Emirats Arabes Unis.

La région Asie-Pacifique (hormis l’Inde et la Chine) est considérée comme offrant les meilleures opportunités aux investisseurs étrangers, de même que l’Europe de l’Est, avec la Russie, non loin derrière, mise à part. Selon les participants à l’enquête, le Vietnam offre de loin le potentiel d’investissement le plus intéressant, suivi par le Mexique, la Pologne, l’Indonésie et la Roumanie.

L’enquête fait partie d’un rapport intitulé Succeeding in Second Tier Emerging Markets - Comment réussir sur les marchés émergents de second niveau. Ce rapport révèle que les sociétés considèrent ces marchés comme des investissements à long terme, susceptibles d’assurer leur croissance bien plus que de leur offrir des possibilités de production à moindre coût.

Le rapport met l’accent sur la nécessité d’améliorer les relations avec les gouvernements en place dans ces pays; cela constitue le meilleur moyen pour gérer les risques, car l’absence relative de réglementation et l’instabilité politique représentent des obstacles considérables à l’investissement. L’importance de la gestion de crédit et d’autres techniques de gestion des risques est également soulignée dans ce rapport.

Les chefs d’entreprises qui envisagent d’investir dans les marchés émergents de second niveau doivent veiller aux facteurs suivants :

• La stabilité politique et économique
• Les questions culturelles et sociales
• La maturité des marchés financiers et des capitaux
•    La gouvernance d’entreprise au sein des sociétés locales
• La présence d’intermédiaires financiers, p.ex. d’agences de notation de crédit
• La présence des compétences nécessaires
• Les politiques menées en faveur des investisseurs étrangers et les attitudes manifestées à leur égard
• Les structures fiscales

Atradius est un des leaders de l’assurance-crédit avec un chiffre d’affaires d’environ 1,3 milliard d’EUR et une part de quelque 24% du marché de l’assurance-crédit dans le monde. La société assure chaque année environ 350 milliards de transactions commerciales contre le défaut de paiement et propose une vaste gamme de produits allant du transfert de risques à la gestion de créances en passant par le financement. Elle compte 3.400 collaborateurs dans plus de 90 bureaux dans 40 pays. Atradius a accès des informations commerciales sur 45 millions de sociétés dans le monde et prend plus de 12.000 décisions de limites de crédit par jour. La société dispose d’une notation “A” de Standard & Poor’s (perspectives stables) et A2 de Moody’s (perspectives stables).

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...