Finition : vers une liquidation du brocheur breton SMRF Graphique (35) ?

Aujourd'hui à 14 heures, le tribunal de commerce de Rennes (35) rendra sa décision concernant l'avenir du brocheur Muzillacais.

L'entreprise créée en 1961 a employé jusqu'à 72 salariés avant de connaître une situation financière plus que fragile.

En 2003, la société avait déjà été liquidée et reprise par M. Boul, également dirigeant de l'imprimerie Oberthur Graphique à Rennes (35). SMRF Graphique avait alors renoué avec la croissance et l'emploi. 

Des investissements ont alors été effectué, renouvellement du parc machines, modernisation, achat d'une nouvelle couverturière. L'entreprise, son équipe et son directeur étaient prêts à reprendre un travail de qualité avec des bases plus modernes.

"Les salariés disposent d'un grand savoir-faire et travaillent dans un domaine luxueux avec des clients comme le photographe Plisson ou encore l'imprimerie Escourbiac, spécialisée dans l'impression de luxe et de produits de haute qualité. Nous avons du mal comprendre que le juge ne veuille pas nous laisser une dernière chance. Le travail reprend, des clients arrivent. Nous avons conscience de la situation financière de l'entreprise mais croyons vraiment qu'elle a encore un avenir" nous a déclaré Roger Brunas, délégué CFDT.

Aujourd'hui, la direction a proposé un plan de restructuration qui supprimerait 9 emplois. Le juge semble réticent et semble vouloir liquider l'entreprise pour mauvaise santé financière. "Notre revendication n'est plus de sauver l'entreprise. Nous aimerions au moins avoir le droit de terminer le travail que nous devons à nos clients. Depuis 1961 nous avons 1200 clients fidèles, et voudrions les honorer." a tenu à souligner Roger Brunas

"Dans ces 46 employés, il y a 5 couples et 8 personnes seules. Le manque de revenus serait préjudiciable pour ces foyers. La meilleure solution serait que le juge accepte le plan de restructuration de la direction, ou que l'on trouve un repreneur" continue Roger Brunas. La direction, est prête à vendre les batiments dont elle est propriétaire afin de renflouer les comptes. "M. Boul a même fourni au juge une promesse d'achat des batiments donnée par un agent immobilier de la région." précise t-il.

"Nous nous rendrons cet après midi au tribunal afin de faire comprendre au juge que nous voulons vraiment travailler. Mais nous pensons qu'il a déjà pris sa décision et avons du mal à croire que demain matin, peut-être, nous n'irons pas travailler." conclut Roger Brunas.

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