les désespérés de Libération

La presse écrite française ne va pas bien, ce n'est plus un scoop. Il est néanmoins étonnant de constater jusqu'où peuvent aller les journalistes pour ne pas se remettre en question.

Hier, une dizaine de salariés de Libération, membres du "collectif des salariés en lutte de Libération" ont déversé des centaines d'exemplaires du quotidien devant le domicile du nouvel actionnaire principal : Edouard de Rothschild.

Ils ont déployé sur la façade de l'immeuble une grande banderole demandant "zéro licenciement à Libération", ont bloqué la circulation et hué le propriétaire.

"En frappant tous les services -- photo, édition, rédaction, prépresse --, dans la méconnaissance de nos métiers, ils s'en prennent plutôt à l'identité de Libération", estime le collectif, affirmant que "d'autres logiques sont possibles".

En attendant de prendre connaissance des "autres logiques" du collectif, Edouard de Rothschild peut se féliciter de ne pas avoir investi dans autre chose que la presse...un collectif d'agriculteurs ne se serait pas contenté de déverser des journaux.

 

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