Dégradations et vols lors d'une descente de salariés de Quebecor World au siège français de leur groupe le 8 Janvier

Lundi 8 Janvier 2007, près de 160 salariés de Quebecor Hellemmes (59) et JDC Imprimerie (77) ont organisé une descente en régle au siège de Quebecor World France, à Saint-Thibault-des-Vignes, puis chez Graphic Brochage, à Pontault Combault.

Cette jounée "d'action" a débuté vers 6H00 du matin, en banlieue de Lille, où 160 salariés de Quebecor Hellemmes, unité hélio vouée à la fermeture, se sont retrouvés pour embarquer dans 3 autocars, à destination de la région parisienne. Arrivés vers 9H00 à Torcy, à l'imprimerie JDC, une ancienne unité du groupe canadien cédée à son directeur et actuellement en grandes difficultés, ils y ont rejoint une quarantaine de salariés de cette usine avant de se diriger vers le siège français du groupe Quebecor World.

Arrivés sur place vers 10H00, ils y sont restés près d'une heure, une heure terrible de violences et de dégradations, violences et dégradations amplifiées par l'utilisation de pétards et fumigènes : portes défoncées, cloisons cassées, tagage des murs, destruction d'ordinateurs et de serveurs..., le bâtiment  est méconnaissable.

Protégés par une dizaine de policiers et d'agents des Renseignements Généraux qui ont permis d'éviter le pire, les salariés du siège en ont été quittes pour une très grosse frayeur, d'éventuelles conséquences psychologiques n'étant peut être pas à écarter.

Le groupe s'est ensuite transporté à Meaux, vers 14H00, devant le Tribunal de Commerce.

Un Tribunal copieusement caillassé qui a d'ailleurs accordé deux mois de sursis à JDC Imprimerie, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire que traverse l'entreprise.

Suite à ces évènements, la journée s'est poursuivie de 16H00 à 17H00 chez Graphic Brochage, autre unité francilienne de production de Quebecor World, où le groupe de manifestants, après avoir découpé le grillage d'enceinte du site, a démoli une porte de quai pour s'introduire dans l'usine, et dévalisé des stocks de magazines et de CD destinés à être co-packés. 

Selon nos informations, l'ensemble de ces faits aurait été filmé et photographié, ce qui pourrait laisser présager du dépôt de dizaine de plaintes relatives aux faits constatés.

Plus d'articles sur les chaînes :

Seine-et-Marne
Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...

Actualités de l'entreprise