L'imprimeur Quebecor World France dénonce l'attitude de la Filpac-CGT, lors de la journée du 8 Janvier dernier

GraphiLine rediffuse in extenso le communiqué du groupe canadien d'imprimerie publié à cette occasion.

Communiqué de presse
De la direction de Quebecor World France (Q.W.F.)
Sur les graves incidents de la journée du 8 janvier 2007


Le 8 janvier 2007, un groupe, estimé à plus de 200 personnes, composé majoritairement de salariés de l’usine Héliogravure Didier Quebecor à Hellemmes (59) et d’employés de l’entreprise JDC Imprimerie à Torcy, menés par un groupe d’agitateurs clairement identifiés comme des élus de la Filpac-CGT, se sont présentés au siège de la société Quebecor World France (Q.W.F.) à Saint Thibaut des Vignes (Seine-et-Marne).

Malgré la présence d’un dispositif policier visible mais restreint, ils ont envahi les bureaux, par effraction et  de vive force, brisant tout sur leur passage, détruisant portes et cloisons, fenêtres, mobilier, équipements informatiques, souillant les locaux de projections d’eau, de farine, d’encre et d’œufs, taguant la façade et y apposant des affiches au contenu insultant.

Pétards et fumigènes ont vite rendu l’atmosphère absolument irrespirable.

La violence était telle que le personnel a été obligé de se réfugier en s’enfermant dans un bureau fermé à clef d’où ils n’ont pu sortir que sous la protection de la police.

Les membres de la direction présents n’ont pu que tenter de contenir la fureur destructrice des envahisseurs.

Lorsque ceux-ci se sont retirés, ils laissaient derrière eux un spectacle de désolation et des dizaines de milliers d’Euros de dégâts, un espace dédié au travail, littéralement profané par une violence bestiale et destructrice. L’un des assaillants a été interpellé par la police et fait l’objet d’une plainte pour outrage et rébellion.

Aucune revendication n’a été formulée, on était venu pour casser, « pour emmerder Quebecor » comme le déclarait, fier de lui, un délégué de la CGT.

Plus tard, après avoir fait le siège du tribunal de Meaux, le même groupe de casseurs s’est ensuite rendu à Pontault-Combault, chez Graphic-Brochage, une autre entreprise du Groupe Q.W.F.

A nouveau, après avoir pénétré par effraction dans les locaux, les envahisseurs ont perturbé la production, parcourant les allées de l’usine en y lançant de pots fumigènes et taguant les murs. Ils se sont ensuite livrés à un pillage des stocks de magazines et de DVD prêts à être livrés aux distributeurs. L’un d’entre eux, a été arrêté en flagrant délit de vol en réunion par les forces de police et fait, lui aussi l’objet d’une plainte.

« Ce n’est pas du vol, c’est notre dû » affirmait, un carton des DVD qu’il venait de voler sous le bras, le même délégué de la CGT, décidément en verve.

Tous les fauteurs de trouble ou auteurs de délits identifiés feront l’objet d’un dépôt de plainte en vue de poursuites.

Il est exact que, confronté depuis plusieurs années à une conjoncture difficile, et à un contexte concurrentiel particulièrement rude, le Groupe Quebecor World France (Q.W.F.) a entrepris une difficile et pénible restructuration. Plusieurs entreprises du Groupe ont dû être réorganisées, cédées où fermées.

Mais le Groupe a toujours su, par la négociation, trouver les moyens d’accompagner cette évolution, d’éviter le drame humain, par la multiplication des mesures d’accompagnement conçues et débattues avec des partenaires sociaux souvent lucides, toujours responsables.

Dans tous les cas ce fut difficile, mais le sens  des responsabilités à prévalu.

Pour la première fois dans l’histoire de la restructuration du groupe, des salariés, entraînés par des agitateurs irresponsables, ont été transformés en casseurs et en voleurs ne se rendant pas  compte que de telles actions ne peuvent que les desservir.

En toutes circonstances, la Direction de Q.W.F. a démontré qu ‘elle était prête à la négociation, pour peu qu’elle trouve en face d’elle des partenaires prêts à discuter de bonne foi.

Ce n’est hélas pas le cas aujourd’hui. C’est pourquoi elle s’insurge avec fermeté contre les exactions dont son personnel a été  l’objet et le comportement déshonorant des organisations syndicales qui prétendent le représenter.

Tout cela n’a pas fait progresser d’un pas la solution des problèmes et n’a apporté aucune réponse aux attentes des salariés.



Yvan Lesniak
9 janvier 2007.    

 

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