Colorimétrie : Universel Couleurs fait un bilan sur l’évolution de la Gestion de la Couleur dans les industries graphiques

Après sept années d’exercice, Universel Couleurs dresse le panorama de la Gestion de la Couleur, méthodologie désormais reconnue comme plus-value économique indiscutable.

Créée en 2001, Universel Couleurs (siège social en médaillon) réunit aujourd’hui une équipe de sept personnes et réalise une trentaine de projets par an, principalement auprès des industries graphiques. Des clients tels que Angelini HGS Monaco, FOT Imprimeurs, DupliPrint, Evry Rotatives, Stratus Seec, Alcan, Salomon, Boissier CBG, La Camif, etc. font confiance à Universel Couleurs pour les accompagner dans l’implémentation de cette méthodologie de travail.

Universel Couleurs accompagne ses clients par des audits, du conseil et de la formation. L’implication de la Gestion de la Couleur dans une production graphique est primordiale. La mise en place se raisonne en projet global, comme un projet informatique ou industriel. Ces projets permettent de faire progresser, de façon très concrète, la qualité sur tout le cycle de production. L’ensemble de la chaîne est concerné.

Universel Couleurs s’appuie sur les technologies, le marché, les accords ICC, et particulièrement sur les fondamentaux de la physique de la couleur et les principes du management de la qualité et du contrôle industriel. Mais, l’essentiel reste la pédagogie : « nos clients ont des cultures très différentes. Ils n’ont donc pas la même approche de la couleur. Il faut adapter notre discours à chaque public » confie Caroline NEYMARC, Consultante en Gestion de la Couleur. La première motivation de Universel Couleurs est de rendre ses clients autonomes pour qu’ils maîtrisent leur production colorée, avec sérénité.

L’International Color Consortium (ICC) existe depuis 1993. Mais sur le terrain, la mise en place concrète n’est possible que depuis 2003. Aujourd’hui, les outils (Photoshop, Illustrator, les flux de production, etc) sont prêts puisqu’ils intègrent les fonctionnalités nécessaires à l’application des profils. La portabilité des outils de mesure tels que l’Eye-One de X-rite, a largement contribué à l’évolution de la culture de la mesure, nécessaire à la Gestion de la Couleur.

Le cadre numérique complet favorise de plus en plus l’application de la Gestion de la Couleur, grâce notamment à l’intégration des CTP, et l’utilisation des appareils photo numériques en amont. L’arrivée sur le marché des outils de Gestion de la Couleur  tels que ProfileMaker de Xrite, ou encore Colorserver de GMG, a participé à cette évolution.

Depuis deux ans, les industries graphiques reconnaissent la Gestion de la Couleur comme une nécessité technique et économique. Cette approche méthodologique permet à tous les acteurs de travailler avec une démarche plus rationnelle et industrielle. La production graphique gagne en efficacité et en qualité. Elle regagne des points de marges, très précieux pour financer les investissements du futur.

L’industrialisation de la chaîne graphique implique la mise en place de normes et de standards internationaux. L’initiative de l’ECI a permis de faire progresser de façon très importante le monde de l’hélio, et les travaux de l’AFNOR sur le comité TC130 de l’ISO permettent d’inscrire les acteurs graphiques français dans une véritable implication afin de définir les normes ISO de demain.

Universel Couleurs s’implique auprès des groupes de travail tels que la Commission de Normalisation de la Communication Graphique (CNCG) représentant la France auprès de l’ISO, et la Commission Technique de l’Association Technique de la Flexo (ATF) en vue d’apporter son expertise.

La résistance au changement et la dimension politique représentent des freins importants pour les grands groupes. « C’est assez étonnant de voir que ce sont les grands groupes et les donneurs d’ordre qui ont le plus de difficulté à intégrer la Gestion de la Couleur » avoue Yann NEYMARC, gérant de Universel Couleurs. « L’implication organisationnelle est complexe. Malheureusement, la direction générale n’est que très rarement sensibilisée alors qu’une impulsion de sa part est indispensable ! » ajoute-t-il.

Tous les acteurs de la chaîne graphique se confrontent à la Gestion de la Couleur. Elle est omniprésente. Mais cette confrontation est trop souvent vécue comme une contrainte de production, et non comme un véritable atout de productivité : « trop souvent, la Gestion de la Couleur est vécue comme un simple acte de « calibration », ce qui n’est qu’une petite partie de l’iceberg. Le véritable bénéfice existe lorsque la méthodologie est considérée dans son ensemble, et sur toute la production, du donneur d’ordre à l’impression » insiste Caroline. « Les donneurs d’ordre doivent comprendre la nécessité d’intégrer des méthodes qui ont évolué. Les bénéfices leur seront profitables, en rapidité, en qualité, en prix de revient ! »
 
Mais, la majeure partie du travail reste à faire. La culture des industries graphiques doit progresser afin d’intégrer les véritables bénéfices de la Gestion de la Couleur, et plus généralement, une culture industrielle forte. L’évolution des différentes cultures métier de ce secteur passe par des projets de formation permettant de développer l’approche technique de chaque acteur : « on parle bien de méthodologie de travail dont le fondement est le savoir-faire humain » précise Yann.

« Nos clients nous parlent de bénéfices considérables : une amélioration de l’imprimabilité, des temps de calage réduits, une meilleure maîtrise de la consommation d’encre, moins de gâche, moins de refaite, des épreuves plus fiables, moins de litiges clients, des retouches chromie plus simples et efficaces, une meilleure maîtrise de la qualité, … Cette liste n’est pas exhaustive. Mais le bénéfice que nous préférons est le gain en sérénité ! Le jeu en vaut la chandelle… » conclue Caroline.

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