Fait divers : les anciens repreneurs d'une usine papetière toulousaine en prison

Fin de parcours carcéral et lourdes amendes au programme pour les anciens propriétaires de la société Gecco.

C'est à de la prison ferme assortie de lourdes amendes que les anciens patrons de l'usine papetière Job ont été condamnés lundi, par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Il faut dire qu'il leur était reproché d'avoir pillé l'entreprise et détourné des fonds, ce qui n'est pas banal en soi, au cours d'un processus de reprise-cession pour le moins original.

En 1995, cette usine spécialisée dans la fabrication de papier est cédée par son propriétaire, le groupe Bolloré, à la société Gecco, pour 1 franc symbolique.

En Décembre de la même année, Gecco, une structure que les anciens salaiés de Job qualifient de coquille vide, décide de revendre son acquisition au groupe papetier allemand Scheufelen, un groupe  incapable de redresser une situation difficile et qui décidera de fermer le site en 2001.

Après 12 ans d'instruction 5 managers de Gecco ont finalement été condamnés par la justice : Youssef Malka et Patrick Feibelmann ont chacun écopé de quatre ans de prison, dont trois ans avec sursis, et d'une amende de 1 millions d'euros à verser aux créanciers de Job.

Trois autres prévenus ont eux été condamnés à des peines allant de 18 mois de prison dont 15 avec sursis, à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis.

Enfin, deux autres prévenus mis en examen pour banqueroute et détournements de fonds ont été relaxés.

Suite à l'annonce du verdict, l'avocat de Patrick Feibelmann a laissé entendre qu'il ferait appel du jugement, les organisations syndicales partie civile, regrettant elles que la justice ait fait payer les lampistes et non les organisateurs de ce pillage.

 

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