Quand des plaques d'égout servent à imprimer des tissus

Ce collectif d'artistes utilise les plaques de bouches d'égout comme plaques d'imprimeries © Raubdruckerin

À travers l'utilisation de plaques de bouches d'égout comme tampons graphiques, le collectif d'artistes allemands Raubdruckerin nous invite à découvrir l'histoire des villes autrement.

C’est une nouvelle tendance qui nous vient de Berlin. Un collectif d’artistes allemands nommé Raubdruckerin spécialisé dans la sérigraphie a eu l’idée d’utiliser des plaques de bouches d’égout comme plaques d’imprimerie. À partir de ces plaques qui sont foulées chaque jour par des milliers de citadins, le collectif réalise l’impression de t-shirts, de sacs et autres pièces de tissus.

Détourner ces objets qui font partie de notre quotidien, mais auxquels nous prêtons généralement peu d’attention, tel est le principe de cette démarche pour le moins originale. En servant de tampons d’impression, les plaques de bouches d’égout révèlent quantité de petits détails, de formes géométriques et de typographies surprenantes. Les t-shirts et autres pièces sont ensuite vendus sur internet et dans une boutique du centre-ville.

Au-delà de son aspect créatif, cette initiative a également le mérite d’animer les rues de la ville puisque les impressions sont réalisées en public directement sur le sol et que les passants sont invités à participer au processus de fabrication. Le collectif précise que les encres utilisées ainsi que les tissus sont biodégradables. Et le succès est au rendez-vous ; le collectif d’imprimeurs "pirates" a d’ailleurs étendu sa démarche à d’autres villes dont Amsterdam, Lisbonne, Paris et Rome. Leur objectif ; parcourir le monde à la recherche des plus belles plaques de bouches d’égout.

 

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