Colère au Monde : pas de courant, pas de journal

Une coupure d'électricité volontaire a paralysé le quotidien.

Les salariés du Monde ont coupé l’électricité durant une heure dans les locaux du Monde et du Monde.fr, un temps suffisant pour retarder le bouclage du quotidien. 

Plusieurs journalistes ont fait savoir sur Twitter que le courant avait été coupé.

L’intersyndicale explique dans un communiqué : "Les employés, cadres et ouvriers de la Société éditrice du Monde (SEM) sont mobilisés contre un projet de filialisation des fonctions groupe que veut mettre en place la direction du Monde début 2015".

La direction souhaite regrouper tous les salariés des services administratifs et techniques de la SEM, du Monde Interactif (MIA) et de VM Magazines (Télérama, La Vie), soit 300 personnes, au sein d’une filiale autonome. Ce projet excluerait les non-journalistes de la structure juridique du groupe.

Ce regroupement signifie pour l’intersyndicale "une remise en cause des conventions collectives de la presse, de leurs droits de salariés, de tout ce qui fait leur attachement à notre maison commune″.

Antonin Sabot, secrétaire du CE du MIA et membre de l'intersyndicale, a posté sur son compte Twitter que le journal daté samedi dimanche devrait être distribué en province et aux abonnés, mais pas aux kiosques parisiens.

Et il a posté ce message, effacé depuis du compte Facebook du Monde :


En réaction aux actions menées ce jour, la direction du groupe Le Monde, Louis Dreyfus et Gilles Van Kote, a répondu dans un communiqué :

"Les organisations syndicales nous ont informés hier de leur décision de mener des actions pouvant entraîner la non-parution du journal daté de samedi 27 septembre, ainsi que des perturbations sur LeMonde.fr. 

Des blocages et des non-parutions sont des actions graves, coûteuses et lourdes de conséquences pour le groupe alors même que nous avons proposé mercredi d'examiner toutes les modalités possibles pour répondre aux objectifs de rapprochement des fonctions groupe, alternatives à la création d'une nouvelle structure au sein du groupe.

Nous regrettons le refus de toute discussion malgré des avancées formalisées par un texte : la prise d'engagements précis de nature à rassurer les salariés sur le maintien de leurs acquis sociaux et une proposition claire d'étudier tous les scénarios de rapprochement des fonctions groupe.

Nous proposons de reprendre les discussions sur de nouvelles bases et d'organiser avec les organisations syndicales dans les jours qui viennent une réunion (...)"

 


Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...