Électronique imprimée - Un terrain de jeu s'ouvre aux entreprises

Trois acteurs s'allient pour créer une plate-forme de recherche et de développement dans le domaine de l'électronique imprimée, située dans l'l'Isère.

À Grenoble, à l'institut Liten du CEA, la première plate-forme européenne de recherche et développement vient d'ouvrir ses portes aux entreprises pour les aider à mettre au point de nouvelles applications et de nouveaux produits dans le domaine de l'électronique imprimée.

L'électronique imprimée, bien que encore hésitante, offre un éventail immense de possibilités. Pouvant être utilisée par les imprimeurs, cette technologie élargit les applications notamment dans le secteur de l’emballage, de l'étiquette, de l'édition ou de la publicité.

Regroupant différentes disciplines, l'électronique imprimée nécessite de mobiliser différents savoir-faire et cette plate-forme de recherche, baptisée l’Initiative Open Innovation for Sensors and Actuators (OIS&A), permet cette collaboration. Elle s’appuie sur le partenariat de trois acteurs : Arkema, l'un des leaders mondiaux de la chimie, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et Arjowiggins Creative Papers.

Arkema propose une gamme de matériaux dédiés à l’électronique imprimée. Sa filiale Piezotech propose notamment d'une gamme unique d’encres électroactives qui permet de répondre aux divers besoins de l'industrie des actionneurs et des capteurs.

De son côté, le papetier Arjowiggins Creative Papers a développé le papier Powercoat dédié à l’électronique organique. Créé en 2012, ce papier innovant est adapté aux environnements et processus des presses existantes.

Et, le CEA dispose d’outils de design et de la plate-forme de recherche technologique pour valider et développer les technologies d’impression grande surface dans le domaine de l’électronique bas coût et flexible.

Des composants et systèmes originaux peuvent être conçus et démontrés rapidement en capitalisant sur l’infrastructure et le savoir-faire des partenaires et en mutualisant les coûts de recherche et développement.

Pour Gaël Depres, d’Arjowiggins Creative Papers : ″Le substrat papier PowerCoat nous semblait particulièrement adapté à l’électronique imprimée. Grâce à notre collaboration de recherche avec le CEA, nous avons pu valider la compatibilité de ce substrat avec les procédés de l’électronique imprimée, étape indispensable pour le développement de ce produit innovant. Notre objectif est que PowerCoat devienne un substrat de référence pour l’électronique imprimée sur papier.″

Florence Lambert, directrice de l’institut Liten, le centre du CEA situé à Grenoble, explique : ″L’électronique imprimée est une filière en émergence sur des applications de ruptures et des marchés en cours de structuration, ce qui est à la fois un atout et une difficulté. La plate-forme PICTIC constitue un réel atout compétitif pour les industriels souhaitant se développer dans le secteur très dynamique de l’électronique imprimée. C’est une infrastructure de premier rang en Europe, mise à disposition d’industriels dans le cadre de contrats de collaboration de recherche entièrement modulables. L’objectif de cette initiative est donc de faciliter la maturation des procédés et leur transfert industriel, de démontrer de nouvelles applications et d’accélérer le développement de produits.″

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