Le Huffington Post grec est lancé, une édition particulière pour sa fondatrice

Créé en 2005, le journal d'information gratuit édité exclusivement sur Internet, arrive en Grèce, pays dont est originaire sa fondatrice.

Après s'être installé dans 12 pays, le Huffington Post a, depuis jeudi, son édition en Grèce, patrie de sa fondatrice, Arianna Huffington.

"Aucune de ces annonces n'a eu pour moi la portée de celle que je vous livre aujourd'hui", assure Arianna Huffington, la présidente et directrice de la rédaction du Huffington Post Media Group, dans un texte paru sur le site de cette nouvelle édition en langue grecque.

"C'est vraiment comme si je rentrais chez moi : non seulement parce que c'est ici que je suis née et que j'ai pris cet accent caractéristique, mais aussi parce que le Huffington Post repose sur cette solide tradition grecque qui vise à rassembler les gens et à favoriser les conversations intéressantes."

″Par de nombreux aspects, avec la création du Huffington Post grec, la boucle est bouclée. Mon père était un patron de presse qui a lancé toute une série de petits quotidiens papier. Ils ont tous fait faillite ! Ce n'est pas un hasard si le Huffington Post est un magazine numérique !″

Elle rappelle également que le pays est en difficulté : ″En juillet, le taux de chômage touchait 26 % de la population, et celui des jeunes, le chiffre stupéfiant de 49 %. Les mesures d'austérité ont paralysé l'économie du pays, tandis que les taux de suicide, de consommation de drogues et d'overdoses grimpent.″

Mais ″même si le Huffington Post Grèce s'intéresse en profondeur à l'impact de l'austérité et de tout ce qui ne fonctionne pas dans le pays, nous nous pencherons aussi sur les success stories″ poursuit-elle.

Le Huffington grec a eu le soutien de la société 24MEDIA, qui se présente comme le premier groupe de publications en ligne de Grèce, ainsi que des entrepreneurs du secteur du tourisme ou d'armateurs.

Au même moment, un collectif d'employés des médias grecs ont déployé au musée de l'Acropole, une banderole proclamant "Nous ne sommes pas des esclaves" et ont réclamé "des salaires décents et le plein de respect des droits du travail" au Huffington Post et aux autres médias en ligne.

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