Voici les plus belles photos animalières du concours WPY 2015

A tale of two foxes (Canon EOS-1D X + 200-400mm f4 lens + 1.4x extender at 784mm; 1/1000 sec at f8; ISO 640) © Don Gutoski

La prestigieuse compétition de photos d'animaux sauvages a récompensé 10 splendides clichés.

Plus de 42 000 photos provenant de 96 pays ont été présentées à la 51e édition du Wildlife Photographer of the Year, concours organisé par l'institution britannique le Musée d’Histoire Naturelle.

Les lauréats de cette compétition de photos animalières ont été dévoilés le 15 octobre lors d'une cérémonie organisée au musée londonien.

Le Photographe animalier de l'année 2015 est le Canadien Don Gutuski

Le photographe amateur canadien Don Gutoski remporte le prix de la catégorie "mammifères" mais également le plus convoité, celui de Photographe de l'année 2015.

Les juges internationaux ont été séduits par son cliché de deux renards, intitulé Histoire de deux renards, "un beau et obsédant portrait de la lutte pour la vie dans les climats subarctiques de Cape Churchill au Canada" selon les organisateurs.

Les renards roux ne chassent pas les renards arctiques, mais là où les territoires de deux prédateurs se chevauchent, il peut y avoir conflit. Dans ce cas, cela a conduit à une attaque meurtrière. Bien que la lumière ait été mauvaise, la toundra couverte de neige a fourni une belle toile de fond pour ce moment sombre.

Kathy Moran, la rédactrice en chef des projets d'histoire naturelles du magazine National Geographic et membre du jury, commente : "La première impression est que le renard roux a glissé hors de son manteau d'hiver. Cette photo pourrait être simplement une interaction entre un prédateur et une proie. Mais le jury a été frappé par cet exemple du changement climatique, avec ce renard roux qui empiète sur le territoire du renard arctique. (…) C'est graphique et cette photo capture un comportement animal. Elle est l'une des plus fortes photographies de narration à une image que je l'ai vues."

Le cliché gagnant de la catégorie des photographes de 11 à 14 ans et gagnant du photographe animalier de l'année le plus jeune

Combat de combattants variés de Ondrej Pelánek, République tchèque (Nikon D800 + 300mm f2.8 VR II lens + TC-20E III; 1/500 sec at f7.1 (-1 e/v); ISO 4000).

Les combattants variés sont des échassiers et sont connus pour leur comportement belliqueux pendant la période de reproduction. L'image a été prise en Norvège.

Le cliché gagnant de la catégorie des 15-17 ans

Vol de l'ibis écarlat de Jonathan Jagot, France (Nikon D5100 + 55-300mm f4.5-5.6 lens at 300mm; 1/1000 sec at f6.3; ISO 360).

Jonathan Jagot a navigué autour du monde avec sa famille pendant cinq ans, et lors des trois dernières années, il a pris des photos de la faune. C'est lorsqu'ils étaient ancrés au large de l'île de Lençóis sur la côte du nord-est du Brésil qu'il a vu son premier ibis rouge - les plus beaux oiseaux qu'il n'ai jamais vus.

Le cliché gagnant de la catégorie "oiseaux"

La compagnie des trois de Amir Ben-Dov, Israël (Canon EOS-1D X + 500mm f4 lens; 1/1600 sec at f8 (+0.33 e/v); ISO 500).

Les faucons kobez sont des oiseaux sociaux, migrant en grands rassemblemens en provenance d'Europe centrale et orientale vers l'Afrique du sud et sud-ouest. Ils restent sinon distants avec leurs congénères. Mais ces trois faucons à pieds rouges, deux femelles subadultes et le mâle gris en plein développement, étaient différents. AmirBen-Dov a passé six jours à les regarder sur les terres agricoles près de Beit Shemesh en Israël.

Le cliché gagnant de la catégorie "photo seule"

Chats cassées de Britta Jaschinski, Allemagne, Royaume-Uni (Nikon F4 + 24mm lens; 1/125 sec at f5.6; Kodak Tri-X-Pan 400 black-and-white film).

Enfermés dans l'obéissance par le regard de leurs formateurs, les grands félins s'exécutent au Seven Star Park à Guilin en Chine. Après les spectacles, ils rentrent dans des cages minuscules. En 2010, les autorités chinoises ont publié une directive pour les zoos et parcs animaliers qui demande d'arrêter les performances qui impliquent des animaux sauvages.

Le cliché gagnant de la catégorie "reptiles et amphibiens"

Nature morte de Edwin Giesbers, Pays-Bas (Canon G15 + 28-140mm f1.8-2.8 lens at 28mm; 1/500 sec at f6.3; ISO 200; Canon housing).

Un triton crêté set suspendu, immobile à la surface de la rivière. En combinaison de plongée, Edwin Giesbers est aussi immobile dans cette eau des Pays-Bas. Il a très lentement déplacé son appareil photo compact juste sous le triton, et bien qu'il sache quelle photo il voulait, il a dû deviner le cadrage qu'il faisait.

Le cliché gagnant de la catégorie "sous l'eau"

Bouchée d'une baleine de Michael AW, Australie (Nikon D3S +14-24mm f2.8 lens at 14mm; 1/250sec at f9 (-1 e/v); ISO 800; Ikelite DS 200 strobe; Seacam housing).

La baleine de Bryde déchire une boule tourbillonnante de sardines, les avalant une énorme bouchée. Photographiquement, la plus grande difficulté fut les changements de la lumière provoquée par les mouvements des poissons et des prédateurs. Michael AW devait en même temps rester à l'écart des grands requins et des 16 mètres de la baleine.

Le cliché gagnant de la catégorie "vu du ciel"

L'art d'algues, Pere Soler, Espagne (Canon EOS 5D Mark III + 70-200mm f4 lens at 70mm; 1/1000 sec at f5.6; ISO 200).

Le Parc naturel Bahía de Cádiz sur la côte de l'Andalousie, en Espagne, est une mosaïque de marais, de roselières, dedunes de sable et de plages, qui attire un grand nombre d'oiseaux. Pere Soler était là pour les oiseaux, mais aussi pour ce phénomène printanier, visible dans toute sa grandeur uniquement du ciel. Avec le réchauffement des températurse et les changements de salinité, les zones humides se transforment avec la couleur des algues vertes entremêlées de microalgues multicolores. Les dépôts de sel blanc et de sédiments marron et orange dus aux bactéries de sulfures et d'oxyde de fer ajoutent à la débauche de couleurs.

Le cliché gagnant de la catégorie "impressions"

La vie vient art de Juan Tapia, Espagne (Canon 7D + 70-200mm f2.8 lens at 150mm; 1/250 sec at f14; ISO 400; Canon 580EX II and Metz 58 flashes; x2 Metz photocells; Manfrotto tripod + Rótula RC2; Godox remote).

Chaque année, un couple d'hirondelles niche dans un ancien chai de la ferme de Juan à Almeria, dans le sud de l'Espagne, en entreant par une vitre cassée. Au printemps, Juan a décidé de prendre une image très différente des hirondelles. Il devait d'abord trouver le bon tableau à utiliser comme un accessoire. Après avoir fait un trou de la taille d'une hirondelle dans la peinture à l'huile, il l'a placé au-dessus de la fenêtre par où les hirondelles entrent. Lorsque les oiseaux sont arrivés, ils ont volé en ligne droite par la fenêtre, ignorant la toile. Juan Tapia a préféré attendre le printemps suivant pour mettre en place son matériel photo. Avec deux flashs, l'un éclairer la toile et l'autre pour figer le mouvement, il a utilisé d'une télécommande pour son appareil photo. Il s'est ensuite retiré dans son camion avec ses jumelles. Il lui a fallu 300 clichés et 8 heures d'affût pour obtenir cette image.

Le cliché gagnant de la catégorie "urban"

Ombre marchante de Richard Peters, Royaume-Uni (Nikon D810 + 18-35mm lens at 32mm; 30 sec at f8; ISO 1250; Nikon SB-800 flash; Gitzo tripod + RRS BH-55 ballhead; Camtraptions PIR sensor).

Un rapide mouvement entrevu dans l'ombre, voilà la façon dont la plupart des gens voient un renard urbain, et peu savent quand et où il va avec ses rondes nocturnes. C'est cette impression de vivre dans l'ombre que Richard Peters a voulu transmettre. Il a pris cette photo dans son jardin dans le Surrey, en Angleterre. La prise de vue s'est avérée difficile. Il a fallu placer le trépied où il pourrait capturer à la fois le paysage urbain et la silhouette de renard, un flash au niveau du sol pour une ombre définie, une longue exposition pour les étoiles, une nuit sans lune pour réduire la lumière ambiante et, bien sûr, le renard qui marche à la bonne distance entre l'appareil et le mur.

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