Photographie des imprimeries en France

Carte de France du nombre d'imprimeries et de salariés des arts graphiques, par région, en 2014. © Idep

Le dernier rapport annuel de l'Institut de développement et d'expertise du plurimédia, l'Idep, dresse, en chiffre, un portrait des industries graphiques.

3474 imprimeries sont installées en France en 2014, un nombre en baisse par rapport à 2013 (- 4,9 %). Entre 2012 et 2013, le nombre de sites d'impression avait déjà baissé (- 3,6 %).

Comme en 2013, ce sont les entreprises d'impression de 10 à 49 salariés qui sont les plus touchées par les fermetures (- 6,4 % entre 2013 et 2014, soit 53 établissements). 

Évolution du nombre d’établissements suivant leur taille, en France de 2006 à 2014.

"Le tissu industriel des industries graphiques françaises est très atomisé", précise l'Idep. Car, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les regroupements d'entreprises n'ont pas eu d'impact sur la structure générale du secteur, qui reste majoritairement composée de TPE (à 70 %).

Répartition des imprimeries suivant leur nombre de salariés (en %).

Et si les petites structures sont souvent plus fragiles dans un environnement économique défavorable, leur petite taille peut être un avantage en termes de rapidité d'adaptabilité au changement, notamment organisationnel, souligne l'institut.

Le nombre de salariés (44 555) est en diminution aussi (- 7,5 %) par rapport à 2013 et cette baisse concerne tous les segments de tailles d'entreprise.

Toutes les régions sont concernées par la baisse du nombre de sites d'impression. Mais ce sont la Franche-Comté et le Nord-Pas-de-Calais qui affichent les baisses les plus fortes (- 10 %). En Aquitaine, Basse-Normandie et Picardie, la tendance est plutôt à la stabilité.

Évolution en pourcentage du nombre d'imprimeries par région, en France entre 2013 et 2014 (illustration Idep).

 

L'industrie de l'imprimerie reste répartie sur l'ensemble du territoire, avec quelques bassins prédominants. En tête des régions arrive l'Île-de-France (avec 799 établissements et 8709 salariés).

D'après l'annuaire des entreprises de GraphiLine, c'est Guttenberg Networks qui domine le marché Île-de-France, suivi par Altavia et la Société de traitement de presse (STP).

Sur la deuxième marche des régions les plus impliquées dans les arts graphiques, se trouve la région Rhône-Alpes (377 entreprises et 4617 salariés), puis viennent les Pays de la Loire (212 et 3946) et la région Centre (147 et 2884).

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Thierry Ballester - 13 Novembre 2015
Je suis surpris du nombre d'imprimeurs qui sont encore en activité. Je pense que vous confondez imprimeurs, reprographes, imprimeurs en chambre, agence de publicités, de communication, sérigraphes, voir logistiques (STP). Il serait bon de revoir votre article et faire un tri dans votre annuaire par activité. On se rendrait vite compte que les véritables imprimeurs sont en voie de disparition.
Hawai Carpi - 13 Novembre 2015
je confirme le commentaire précedent. Altavia et Gutenberg ont un code APE 7311 Z d'agence de publicité et non celui des imprimeurs 1812.Ils sont prestataires de service et font même travailler des imprimeurs étrangers. Vérifiez vos sources avant de mettre qu'ils sont les premiers imprimeurs de France sans outils de production et pensez ce que peu ressentir un vrai imprimeur avec des outils de production, une conjoncture très difficile en lisant votre article
Rémy Philippe - 16 Novembre 2015
Je valde les deux commentaires précédants... aussi vos études n'ont elles que peu de sens...
Yves Creachcadec - 04 Janvier 2016
Je me permets d'ajouter que pour les bureaux de fabrication, il s'agit d'un chiffre d'affaires négocié au plus bas chez les producteurs/fournisseurs (que sont les imprimeurs et les façonniers), ces derniers étant mis désormais en compétition avec des concurrents délocalisés. Ils sont donc la première source de dégradation (et non les leaders) du marché de l'imprimerie ! Je complèterai par l?achat 2.0, qui cache souvent l'incompétence, et qui a épuisé la patience des fournisseurs. Avec des consultations élargies et mal ciblées, il a dégradé la relation commerciale en réduisant l?offre au seul prix au détriment du conseil, renforçant ainsi la dernière des causes : l'approche commerciale des imprimeurs eux-mêmes? Beaucoup disent en effet officiellement "non, jamais" mais la plupart chargent à prix bas avec les clients « à gros potentiel ». En allant au plus court, ils réduisent au minimum la relation client et suppriment les interlocuteurs internes (commerciaux, deviseurs, fabricants)... Merci donc de ne pas tirer sur les "imprimeurs en chambre" ! Peut-être les derniers à proposer encore de la disponibilité aux clients, et des compétences d'achats, en toute indépendance, pour cibler uniquement les fournisseurs adaptés aux consultations.
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