Fini le billet de 500 euros

Les billets de 500 euros représentent environ 3% des billets pour près de 30% de leur valeur.

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de cesser la production du billet de 500 euros, la coupure avec la valeur faciale la plus élevée parmi les sept billets de la zone euro. 

L'émission du billet de 500 euros "sera arrêtée vers fin 2018", lors de l'introduction des nouvelles coupures de 100 et 200 euros de la série Europe, a indiqué la BCE dans un communiqué.
Ce billet pourra cependant continuer à être utilisée comme moyen de paiement.

Cette coupure violette au graphisme représentant l'architecture du XXe siècle, qui est également la plus grande des sept billets (avec 160 x 82 mm), est soupçonnée de faciliter les activités illégales, les montants très élevés étant facilement transportables.

La BCE ne parle pas de contrefaçon dans les raisons de stopper leur production, mais nous pouvons noter que, si les billets de 500 euros sont les moins contrefaits, n'en représentant que 0,5 % (d'après les chiffres publiés concernant le premier semestre 2015), ils concentrent le plus gros montant (environ 11 millions d'euros) des sept billets contrefaits européens.

Les 500 euros, 3% des billets mais 30% en valeur

La coupure de 500 euros est la deuxième coupure la moins produite, la première étant le billet de 200 euros. Et elle n'est pas produite par l'Imprimerie de la Banque de France, située à Chamalières dans le Puy-de-Dôme, mais elle est imprimée principalement en Autriche et en Allemagne.

Selon les dernières informations publiées par la BCE, environ 600 000 billets de 500 euros étaient en circulation sur les 18,6 millions à mars 2016 et ils représentaient 297 millions d'euros sur les 1 milliard en billets. Les billets de 500 euros représentent donc environ 3,2 % des billets pour près de 28% de la valeur.

À l'occasion de cette annonce, la Banque de France a souligné, comme les autres banques centrales de l'Eurosystème, qu'elle souhaitait le maintien des espèces et des billets de banque. "Ceci fait partie naturellement et durablement de la liberté de choix des consommateurs quant à leurs moyens de paiement."

 

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