Quelles perspectives pour l'impression de livres en France ?

Baisse des tirages, réimpressions, sophistication des couvertures, nouvelle concurrence...

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État des lieux : Une production stable, un marché littéraire bipolaire

La production imprimée de livres en France est restée stable en 2016 à -0,2 % par rapport à l’année précédente, indique le rapport annuel de l’Idep, "Regards sur les marchés de la communication graphique". Une stabilité qui perdure depuis quelques années.

De manière globale, l’attachement des Français au livre papier reste important. De nombreuses études viennent le confirmer. La croissance du livre numérique reste par ailleurs très limitée.

Pour décrire le marché de la littérature en France, l’Idep évoque une bipolarisation : "d’un côté, des best-sellers tirés à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires qui tirent le marché ; de l’autre, une multiplicité de titres imprimés à quelques milliers, voire centaines d’exemplaires."

L’idep souligne que pour garantir aux ouvrages une bonne visibilité dans un contexte de forte production, les éditeurs misent notamment sur la sophistication des couvertures (dorure, découpe, gaufrage, ennoblissement).

Tirages réduits mais multipliés

La baisse des tirages amorcée depuis une quinzaine d’années continue. Les éditeurs réduisent les stocks pour des raisons économiques, souligne l’Idep. Ils privilégient les petits tirages et la réimpression.

Une pratique qui encourage le développement de l’impression numérique. "Le jet d’encre avec dorure et brochure est devenu un argument de partenariat quasi sine qua non pour certains éditeurs", explique l’institut.

L’impression à la demande en concurrence avec les imprimeurs de labeurs

En 2017, le service d’impression à la demande Copernics, du groupe Epac, a été inauguré dans le centre de distribution d’Interforum (Editis). L’objectif est de répondre aux problèmes de surproduction et de surstockage : ni invendus, ni stock, ni transport entre l’imprimeur et le centre de distribution.

Avec son système d’impression à la commande, Copernics vise aujourd’hui une part de marché représentant entre 8 et 10 % en volume et se positionne en concurrence directe avec les imprimeurs de labeur.

Les réimpressions jusqu’ici confiées aux imprimeurs pourraient être à l’avenir traitées par ces nouvelles unités de production. Quelle attitude les imprimeurs doivent-ils adopter face à cette nouvelle concurrence ? La question reste entière.

À noter que le nouvel outil Clic.Edit vient accompagner la filière dans le cadre de la baisse des volumes et la multiplication des commandes et échanges de documents. Clic.Edit vise à simplifier les échanges d’informations entre les partenaires du secteur du livre (chaine de production) depuis la gestion des commandes à la diffusion.

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