Le patron de la Dépêche de Tahiti demande la liquidation de l'imprimerie

Les salariés qui redoutaient cette demande ne croient plus aux promesses de reclassement.

Ce que les salariés de l’imprimerie redoutaient est arrivé. Le patron du groupe La Dépêche de Tahiti, Dominique Auroy, a demandé le placement en liquidation judiciaire de l’imprimerie du journal, selon Radio1 Tahiti. La demande de liquidation doit être examinée par le tribunal ce lundi 26 mars.

Le 12 mars dernier, Dominique Auroy avait déjà demandé au tribunal de commerce le placement en redressement judiciaire de l’imprimerie de La Dépêche de Tahiti (appelée La Rotative de La Dépêche).

Depuis le 22 février, les salariés de l’imprimerie sont en grève. Le quotidien est uniquement disponible au format numérique. Selon le syndicat qui représente les salariés, le manque à gagner d’un mois sans parution avoisinerait les 80 millions de francs (670 000 euros), relate Tahiti Infos.

Le mouvement a été initié suite au non-respect du protocole d’accord signé après une précédente grève, en novembre 2017, et aux retards dans le versement des salaires, explique le média Tahiti Infos.

La raison initiale de l’inquiétude et de la colère des salariés est la volonté de la direction de fermer la Rotative et d’externaliser l’impression du journal. Suite à la première grève, les salariés avaient obtenu que l’externalisation n’ait pas lieu tant que des conditions favorables aux 15 salariés de l’imprimerie ne soient trouvées.

Mais d’après les médias locaux, les négociations entre les syndicats et le patronat n’ont finalement pas abouti.

Pour les salariés, la demande de mise en liquidation est "prématurée" et "illégale", révèle Tahiti Infos. D’une part ils soutiennent que leur outil industriel est toujours rentable, d’autre par ils argumentent que tout le groupe devrait être placé en liquidation, et pas seulement l’imprimerie.

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