La success-story de l'imprimerie parisienne ADM

En vingt ans, l'imprimerie ADM est passée de deux salariés à 25. Son secret, faire ce que les autres ne savent pas, ou ne veulent pas faire

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A l’origine reprographe, l’imprimeur parisien ADM s’est peu à peu orienté vers les nouvelles technologies jusqu’à en faire son cheval de bataille.

"Nous avons une volonté très marquée de prendre le virage du numérique", explique Philippe Claudel, responsable de la communication et de l’innovation dans l’entreprise.

"Face à la perte d’élan du print, nous allons vers la valorisation de l’imprimé en y adjoignant de nouvelles technologies."

Créée en 1998, l’entreprise est passée de 2 salariés à ses débuts à 25 aujourd’hui pour un chiffre d’affaires de 4,8 millions en 2017.

"Nous sommes doucement montés en gamme en nous équipant de machines d’impression numérique HP Indigo."

Autre étape importante, l’acquisition d’une machine permettant de faire de la dorure à froid, grâce à laquelle l’entreprise s’est développée de façon très marquée dans le domaine du luxe.

Des micros LED dans le papier

Ces nouvelles technologies se caractérisent chez l’imprimeur par des micros LED intégrés dans le papier, des imprimés lumineux, la technologie NFC via les smartphones ou encore l’imprimé augmenté.  

ADM se revendique comme le premier imprimeur français à intégrer des micros LED dans du papier, c’est-à-dire à activer de la lumière dans du papier.

Le papier lumineux consiste en un circuit imprimé – une sérigraphie suivie d’un frittage pour rendre l’encre conductrice – qui alimente des micros LED posés dans le papier. Ce circuit peut-être activé soit par un smartphone via la technologie NFC, soit électriquement en réalisant deux circuits qui entrent en contactent et s’activent lorsqu’on les rapproche l’un de l’autre.

On peut imaginer une multitude d’applications pour le papier lumineux, de la carte de vœux à la publicité. Par exemple des phares de voiture qui s’allument sur un encart publicitaire.

Graver des légumes

L’imprimerie a acquis cette année un laser qui permet de faire des découpes très fines, mais aussi d’aller plus loin, comme de graver des légumes. ADM a par exemple gravé des feuilles d’arbres et des aubergines.

"Les légumes et les feuilles d’arbres, c’est essentiellement pour l’évènementiel. Il peut s’agir pour une réception de poser des feuilles d’arbres imprimés sur des assiettes. C’est de l’éphémère qui correspond à des évènements."

L’hyper personnalisation plutôt que les gros volumes

Le laser permet aussi de personnaliser des bouteilles très rapidement. "Dans le print aujourd’hui on va de plus en plus vers la fin des gros volumes et le début de l’hyper personnalisation des documents. Le laser permet ça."

Installé dans le 18e arrondissement de Paris, l’imprimeur ADM s’adresse à une clientèle de luxe, mais pas seulement. Elle travaille aussi avec des cabinets d’architecture, par exemple en réalisant des écrans HD à l’intérieur de coffrets.

"Notre axe principal est tout ce que les autres ne savent pas, ou ne veulent pas faire. Récemment, nous avons fait 150 coffrets de champagne, dont aucun n’était identique, avec des écrans, de la NFC, de la découpe, du laser… nous faisons du magnifique intelligent ou du très sobre innovant", conclu avec humour Philippe Claudel.

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