Marchés des papiers graphiques : bilan 2018

La décroissance est générale dans les pays développés.

« Dans tous les pays développés, les capacités de production des papiers graphiques continuent à se réduire, ceci afin de s’ajuster à un recul de la demande », indique Copacel.

L’Union française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses (Copacel) a présenté le 21 mars le bilan économique 2018 de l’industrie papetière et ses perspectives.

Et concernant les papiers graphiques, la décroissance est générale dans les pays développés (-6,9 % en 2018 par rapport à 2017).

Consommation européenne des papiers à usage graphiques en 2017 et 2018.

La France ne fait pas exception.

Production française des papiers à usages graphiques en 2017 et 2018

Certains papiers graphiques s’en tirent mieux que d’autres

« En Europe comme en France, des écarts existent dans les dynamiques de marché des différents papiers graphiques », explique Copacel.

Les papiers de presse sont fortement impactés. En 2018, les tirages de la presse imprimée continuent à baisser (baisse de 4,1 % du nombre d’exemplaires de la presse grand public), et l’offre numérique, de son côté, attire un nombre croissant de lecteurs.

Le segment des magazines est encore plus touché (-5,9 %), notamment en raison des changements d’usages, par exemple le désintérêt croissant pour les magazines TV. De l’autre côté, on constate une augmentation de fréquentation des supports digitaux.

Le segment de la publicité réalisée par la grande distribution (non couchés avec bois) est resté dans son ensemble stable en 2018, certaines enseignes de la grande distribution ayant même augmenté le nombre de campagnes, indique Copacel.

L’imprimé publicitaire reste un support de poids pour les marques de la grande distribution.

Le syndicat des papetiers explique l’annonce de Monoprix de ne plus recourir aux imprimés publicitaires comme une exception due à la nature même de la marque, la clientèle de Monoprix étant « essentiellement urbaine, disposant d’un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne nationale, et donc moins sensible aux promotions figurant dans les imprimés publicitaires. »

Les contraintes budgétaires des annonceurs, ainsi que le report d’une partie des budgets « print » vers d’autres supports, conduisent cependant depuis plusieurs années à un changement de pratique, comme la baisse des grammages ou la réduction du nombre de pages, précise Copacel.

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