Grève du syndicat du Livre face à la réforme de la distribution de la presse

Les syndicats redoutent la fin du pluralisme de la presse.

Les journaux n’ont pas été distribués dans les kiosques ce mercredi 22 mai en raison d’une grève lancée par le SGLCE-CGT (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite).

Le syndicat combat un projet de réforme de la distribution de la presse dont l’examen commençait aujourd’hui au Sénat, et qui a été adopté en première lecture.

Ce « projet de loi relatif à la modernisation de la distribution de la presse » avait été présenté début avril par Franck Riester, le ministre de la Culture.

Il prévoit d’ouvrir le secteur de la distribution de la presse à de nouveaux acteurs à partir de 2023 et de donner aux marchands de journaux une plus grande liberté dans la gestion de leur approvisionnement et de choix de titres. 

Aujourd’hui, la distribution de la presse est encadrée par la loi Bichet de 1947 qui oblige les marchands de journaux à proposer l’ensemble des titres de presse afin de garantir un pluralisme de la presse sur tout le territoire.

Les syndicats redoutent la fin du pluralisme de la presse

Pour le SGLCE-CGT, ce projet de loi vise à « libéraliser le secteur en mettant fin à la solidarité et à l’égalité de traitement entre les titres de presse qui permettent aujourd’hui à chacun d’entre eux d’être présent sur tout le territoire, tous les jours et ce, quels que soient leurs moyens financiers. »

Le syndicat, rejoint par SNJ-CGT, estime que cette ouverture à la concurrence ouvrira la « distribution de la presse aux forces de l’argent », entraînant la disparition de nombreux titres.

Le SGLCE a appelé à une grève de 24 heures, de mardi soir à mercredi soir. Les journaux n’ont pas été distribués ce mercredi et les lecteurs ont dû se contenter des versions électroniques.

De nombreux quotidiens ont laissé leur édition en libre accès.

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