Prix littéraires 2022 : doublé gagnant pour le groupe CPI France

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La réimpression des titres lauréats du Goncourt et du Renaudot a été confiée respectivement aux imprimeries Firmin-Didot et Brodard et Taupin du groupe CPI France.

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Les éditeurs, imprimeurs et amateurs de livres attendaient l'ouverture de la saison des prix littéraires avec impatience. Tout prix littéraire qui se respecte doit être dans les librairies le lendemain de son annonce ! C'est un défi de taille pour les imprimeries chargées des réimpressions des œuvres lauréates.

Dès le 3 novembre dernier, l'imprimerie normande Firmin-Didot, située près de Dreux, se voit confier la réimpression du prix Goncourt 2022 Vivre vite (Flammarion) de Brigitte Giraud. L'imprimerie Brodard et Taupin, située à La Flèche dans la Sarthe, hérite quant à elle du retirage du prix Renaudot 2022 Performance (Grasset) de Simon Liberati. Top départ pour les équipes de production des deux imprimeries qui doivent dès le 4 novembre livrer les premiers exemplaires pour la diffusion en librairie.

Le Goncourt 2022 se tire à 400 000 exemplaires. Pour l'imprimerie Firmin-Didot, une course contre la montre est engagée : 40 personnes sont nécessaires pour assurer toute la production, les machines tournant jour et nuit. Dès le vendredi 100 000 exemplaires sont produits dont les 60 000 destinés aux librairies, nous explique l'entreprise. La réimpression totale devrait être terminée mi-novembre.
La réimpression du Renaudot étant plus modeste, 70 000 exemplaires pour le moment, l'imprimerie Brodard et Taupin relève également le défi et livre dès le 4 novembre les 60 000 exemplaires nécessaires, le solde suivant mi-novembre.

Les prix littéraires sont un levier considérable pour les ventes. "Entre octobre et décembre se joue un quart du chiffre d'affaires de la librairie française. C'est énorme. La saison des prix, tradition vraiment française, ouvre cette montée en puissance de la vente des livres qui va atteindre son point culminant pendant les fêtes" précise Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, sur France Info.

Elle poursuit : "En raison de la situation économique actuelle, le livre sera encore un des cadeaux les plus offerts de la fin d'année. Parce que le livre n'est pas cher".
D'autres réimpressions pourraient être donc nécessaires pour les titres primés. Un autre défi à relever pour les deux imprimeries du groupe CPI France.

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