Face à la menace d'une amende colossale, Sequana lance une procédure de sauvegarde

Le papetier est en litige avec le cigarettier British American Tobacco qui lui réclame 138,4 millions de dollars. Face à cette menace, Sequana lance un plan pour vendre son activité sécurité et coter sa filiale Antalis.

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Face à la menace de devoir payer une amende colossale au cigarettier British American Tobacco (BAT), le papetier Sequana a demandé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde.

Le 10 février, Sequana a été condamnée par la justice britannique à verser 138,4 millions de dollars au cigarettier. Le papetier a fait appel de ce jugement. L’appel étant suspensif, Sequana n’a rien à payer dans l’immédiat.

Mais devant l’incertitude que fait peser ce jugement sur l’avenir de la société, Sequana a décidé de se mettre sous la protection d’un tribunal de commerce et annonce un plan qui "devrait lui permettre de sortir de cette procédure dans un délai de 2 à 3 mois".

Ce plan comprend la cession de sa division Arjowiggins Security, entrée en négociations exclusives avec Oberthur Fiduciaire, et l’introduction en bourse d’Antalis.

Arjowiggins Security inclut une usine de production de papier billets VHP aux Pays-Bas. La transaction globale serait réalisée sur une valeur brute d’environ 30 millions d’euros, indique le groupe.

D’autre part, l’introduction en bourse d’Antalis doit permettre "d’assurer sa croissance et son développement, notamment dans les secteurs porteurs de l’emballage et de la communication visuelle".

"Ce plan permettra à Sequana ainsi qu’à Arjowiggins et Antalis de poursuivre leurs opérations dans les meilleures conditions tout en bénéficiant des moyens financiers et de la confiance de leurs partenaires, clients et fournisseurs. Sequana estime être en mesure de sortir de cette procédure de sauvegarde d’ici début mai 2017", annonce le groupe papetier.

Un litige qui remonte remonte à 2010

L’affaire qui oppose BAT à Sequana remonte à 2010 et concerne Windward, une ex-filiale de BAT rachetée par Sequana dans les années 1990 et revendue en 2009. BAT reproche à Sequana d’avoir touchées des dividendes illicites et réclame leur remboursement.

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