Le patron de Libération et de L'Express veut-il se débarrasser du print ?

Pour Alain Weill, le patron de SFR Media (L'Express, Libération, BFMTV, RMC, etc.), les journaux sont condamnés. Enfin pas encore...

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Sueurs froides dans les rédactions. Lors d’un débat sur l’économie numérique animé dans le cadre du Digiworld Future, Alain Weill aurait déclaré, selon Les Échos, que "si demain on peut diffuser des informations d’aussi bonne qualité en se passant de papier, finalement, pour les entreprises de presse, ce n’est pas plus mal".

Pour Alain Weill, les entreprises média auraient tout intérêt à se passer de "l’outil industriel", à savoir "l’impression et la distribution". Bref, à se passer des outils qui coûtent cher.

Il a enfoncé le clou en ajoutant que le modèle du journal print était condamné : "60 % des journaux papier ne sont pas vendus" et "il n’y a pas un journal papier qui connaisse la croissance".

Le sujet est sensible. Beaucoup s’interrogent sur l’avenir du print chez SFR. L’abandon du print par le groupe a déjà été de nombreuses fois évoqué, mais toujours officiellement démenti par l’opérateur.

Changement de ton très rapide

Le patron de SFR Media s’est-il emporté lors de son discours ? Suite à la diffusion de ses propos dans différents médias, Alain Weill a immédiatement tenu à rassurer les salariés. Les rédactions du groupe ont reçu chacune une lettre signée par Alain Weill, rapporte la revue Challenge :

"Si le numérique est au cœur de nos projets, nous sommes profondément attachés au papier, et déterminés à le développer encore. L’arrêt du papier n’a absolument jamais été envisagé pour aucun de nos titres", écrit-il.

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Skud Den 2 semaines
a 2 euros le numéro, libération montre l'exemple...

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