Les salariés de Thiolat Packaging veulent de meilleures conditions de travail

Le 19 avril dernier, ils tenaient un piquet de grève devant l'établissement afin d'ouvrir un dialogue social avec la direction.

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Piquet de grève chez Thiolat Packaging

Des salariés de l’imprimeur Thiolat Packaging, spécialisé dans le cartonnage pâtissier, ont profité de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 avril pour tenir un piquet de grève devant l’établissement. Ils voulaient ouvrir un dialogue social avec la direction.

À l’heure du déjeuner, ils se sont retrouvés pour un pique-nique revendicatif avant de se joindre au cortège devant la préfecture.

Une section CGT vient de se créer au sein de cette société. Implantée à Blois depuis 1874, Thiolat n’avait jusqu’ici jamais compté de syndicat en son sein. Actif depuis quatre mois, le syndicat compte aujourd’hui une trentaine d’adhérents sur les 120 salariés que compte le site de Blois.

Quelles revendications ?

Ils revendiquent un ajustement immédiat de tous les coefficients professionnels, une revalorisation du temps d’habillage, une prime de salissure pour l’atelier, une prime de panier pour les travailleurs en journée ou une mise en place de tickets restaurants, le retrait du système de vidéosurveillance interne, le retrait des jours de carence maladie pour tous les salariés, une consultation du personnel sur les décisions importantes, et un plan urgent pour la réparation des bâtiments de l’entreprise.

Pour Simon Hallet, conducteur offset et secrétaire du syndicat CGT chez Thiolat Packaging, il s’agit d’une démarche légitime.

"Les salariés doivent se changer complètement et se laver les mains avant de rentrer dans l’atelier, le tout en 5 minutes, c’est trop court. Nous devons également laver nous-mêmes les vêtements qu’on nous impose de porter. Mais relativement aux montants des salaires, ça entraine des frais importants…"

Il regrette que la direction ne prenne pas au sérieux les revendications des salariés mais se félicite du succès du mouvement.

"Nous pensions être une petite dizaine de syndiqués, en comptant ceux qui ne pouvaient pas venir, et nous avons finalement été une trentaine. Des non-syndiqués se sont joints à nous et les élus du personnel nous ont apporté leur soutien."

"Chez nous quand il pleut, l’eau tombe sur les machines"

De son côté la direction dit ne pas comprendre les revendications du syndicat. Dans La Nouvelle République, Marie-Noëlle Amiot, directrice générale de Thiolat-Packaging Blois, a déclaré :

"L’entreprise embauche, entretient ses locaux de longue date. L’an dernier, nous avons investi 450.000 € pour la rénovation des locaux sociaux. Nous ne comprenons pas les revendications du syndicat. Notre porte reste ouverte."

Une réponse qui n’a pas convaincu les syndiqués.

"Nous travaillons tous les jours dans l’atelier où à l’heure actuelle il fait environ 32°. Les 450 000 euros ont servi à passer en norme BRC dans des locaux où nous passons très peu de temps. Mais nous avons des problèmes de sécurité. Chez nous, quand il pleut, l’eau tombe sur nos machines."

La direction va recevoir les salariés syndiqués

La direction de Thiolat a finalement accepté de discuter la semaine prochaine avec les salariés. Une rencontre est prévue mercredi. D’ici là, une partie des salariés sera présente au rassemblement du 1er mai à Blois porter leurs revendications.

Thiolat-Packaging compte un site de production à Blois et des commerciaux dans tout le pays auxquels s’ajoute une antenne commerciale en Espagne et une autre à Dubaï. Depuis les années 2010, le groupe possède également un second site de production en Roumanie.

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