La branche de l'imprimerie de labeur et des industries graphiques (IDCC 184) ajuste ses salaires minima dans un climat économique tendu. Réunie le 6 janvier 2026, la Commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation (CPPNI) a validé un accord portant sur la politique salariale 2026. L'entrée en vigueur est fixée au 1er avril 2026.
Les négociations, menées par l'Union nationale des industries de l'impression et de la communication (Uniic), se sont déroulées dans un contexte de "situation économique et financière exceptionnelle du secteur graphique, tous procédés et secteurs confondus, confronté comme jamais auparavant à une attrition de ses marchés lourds (marché publicitaire, presse périodique) qui obère les résultats des entreprises et peut menacer l'espérance de vie de certaines PME". La branche IDCC 184, qui regroupe désormais l'imprimerie, la sérigraphie ainsi que la reliure, brochure et dorure, s'applique majoritairement aux salariés des TPE et PME.
Ainsi, compte tenu des contraintes qui s'imposent au secteur, cette nouvelle grille opère "une revalorisation extrêmement modérée", reconnaissent les signataires, allant de 0,88 à 1,30 % d'augmentation.
Salaires minima mensuels (152h25) au 1er avril 2026 selon les groupes et échelons :
I B ⇒ 4 515 euros
I A ⇒ 4 401 euros
II ⇒ 3 613 euros
III ⇒ 3 010 euros
III A ⇒ 2 369 euros
IV B ⇒ 2 232 euros
IV A ⇒ 2 120 euros
V C ⇒ 1 949 euros
V B ⇒ 1 887 euros
V A ⇒ 1 873 euros
VI B ⇒ 1 859 euros
VI A ⇒ 1 843 euros
Une clause de revoyure est prévue en septembre 2026. Les partenaires sociaux examineront alors l'évolution des conditions économiques ayant présidé à la signature.
La CPPNI a aussi acté la poursuite d'une remise en cohérence progressive des bas niveaux de grille, du groupe VI B au groupe V C. Cette démarche fait suite à la segmentation introduite au sein du groupe IV lors de la réforme des classifications. Les signataires indiquent ne pas vouloir modifier l'équilibre général afin de ne pas accroître la contrainte des minima sur les salaires effectivement pratiqués.
Les signataires rappellent que la fixation des salaires réels relève des négociations annuelles obligatoires dans chaque entreprise, que nul salarié ne peut être rémunéré en dessous du minimum correspondant à son groupe et à son échelon et que la prime annuelle demeure versée en plus, selon les échéances fixées par la convention collective.
L'accord a été signé par l'Uniic, le Groupement des métiers de l'imprimerie (GMI), la Fédération des travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication (Filpac-CGT), la Fédération communication, conseil, culture (F3C-CFDT), la Fédération du livre CGT-FO et les Industries polygraphiques de la Confédération française de l'encadrement et Confédération générale des cadres (IP CFE-CGC).








