Copacel - Les plus et les moins du rapport Bardy

Copacel qui représente les entreprises françaises productrices de pâtes, papiers et cartons, a réagi au travail du député du Maine-et-Loire Serge Bardy.

Dans un communiqué, Copacel, l'union française des industries des cartons, papiers et celluloses, indique que "l’industrie papetière accueille avec grand intérêt le rapport du député Serge Bardy et appelle à ce que des mesures concrètes soient rapidement mises en œuvre".

Ce rapport remis au gouvernement le 10 septembre, propose des mesures concrètes à mettre en place pour développer l’industrie papetière grâce à une écologie industrielle, l’économie circulaire.

Copacel souhaite voir l'exécution dans les plus brefs délais, les mesures permettant de sécuriser les approvisionnements en papiers récupérés des usines. Elle estime que les conditions d’approvisionnement sont des déterminants majeurs de la compétitivité des entreprises papetières utilisant cette matière première.

La séparation à la source des produits fibreux et non fibreux (chantier 4) est "une mesure présentée à juste titre et devant être mise en œuvre plus largement, notamment parce qu’elle a fait les preuves de son efficacité économique″ estime le syndicat.

De même, la généralisation de l’apport volontaire des produits fibreux des ménages (chantier 14) pourrait, d’après Copacel, abaisser les coûts de tri, sans fragiliser le secteur des entreprises de la récupération.
Une réglementation plus stricte de la mise en décharge des papiers usagés (chantier 6) ou encore une standardisation des consignes de tri (chantier 5) sont aussi des dispositions que les professionnels approuvent.

Cependant, ils déplorent l’absence de certaines mesures, comme la mise en œuvre effective du principe de proximité qui vise à favoriser la valorisation sur un territoire donné, des déchets qui y sont produits.

De plus, Copacel ne souhaite pas un traitement différencié entre les fibres neuves et les fibres récupérées
comme prescrit dans le chantier 9 sur l’augmentation, dans le cadre du barème éco-différencié, de l’écart entre ces différentes fibres.

Copacel a également constaté que l’encouragement d’un modèle opérationnel d’économie circulaire ne s’accompagne pas de la dynamisation du maillon le plus en amont du cycle papetier c’est-à-dire la production de pâte de cellulose à partir de bois.

Copacel rassemble 75 producteurs de pâtes, papiers et cartons, employant 14 000 personnes, et totalisant un chiffre d’affaires en 2013 de 6,3 milliards d’euros.

 

(Photo : détail d'une illustration du rapport de Serge Bardy)

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