L'Ormont Imprimeur (88) investit en LE UV avec Heidelberg

En cette année 2015, l'imprimeur vosgien a réalisé des investissements à hauteur de trois millions d'euros, dont une presse Heidelberg équipée de la technologie LE UV.

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L’Ormont Imprimeur, située à Saint-Dié-des-Vosges en Lorraine, vient de commander une presse offset.

Cette entreprise qui emploie 43 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 4,8 millions en 2014, va bientôt être équipée d'une Speedmaster XL 106 5 couleurs, avec technologie de séchage instantané LE UV (low energie) et, pour une plus grande polyvalence, d’un groupe vernis mixte configuré pour travailler avec tous les vernis acryliques et UV.

Attendue en mai, cette nouvelle machine permettra, tout d'abord, à Nicolas Hesse, le PDG de l'imprimerie, de réaliser en interne des opérations d’ennoblissement actuellement confiées à la sous-traitance : "On a beaucoup de dossiers avec finition UV. Et le vernis UV est actuellement sous-traité chez des spécialistes du pelliculage. Du coup, là, on fera le vernis en ligne."

Nicolas Hesse, qui a opté pour la technologie LE UV, explique ce choix : "S'il n'y avait pas eu de LE UV, on serait resté dans le conventionnel, mais les essais que l'on a faits en LE UV nous ont convaincus. Les machines basse consommation (LE low energie, NDLR) sont proches du conventionnel et ne sont pas aussi pointues qu'une presse UV. On ne peut pas faire tout ce que fait une UV (comme le PVC, le polypro...), mais l'avantage c'est qu'au niveau chromie, on est proche du conventionnel. Et c'est plus simple d'utilisation pour des novices en UV comme nous."

L'un des autres avantages du LE UV, comme le UV, c'est qu'il n'y a pas besoin de séchage. Il est donc possible de directement passer au façonnage.

Cela permet également de récupérer la brillance perdue en impression conventionnelle : "Nous, la plupart du temps, on met du vernis acrylique souvent mat ou satiné. Ça enterre plus les couleurs. Là, on récupère une belle impression notamment sur les papiers non couchés. Le vernis ne sera plus une protection, mais un anoblissement."

Et le LE UV permet d’obtenir des effets spéciaux complexes, sans poudre et en consommant moins d’énergie, ouvrant de nouvelles possibilités.

Déjà équipé de presses Heidelberg, Nicolas Hesse a choisi de continuer avec la marque allemande dont il est satisfait, et cela le rassure : "On change de format, on change de technologie en passant en LE UV, si en plus on change de marque... cela aurait été compliqué."

Cet investissement en presse s'accompagne également d'un nouveau CTP, un Magnus 800 Kodak, de plusieurs matériels de façonnages et d’un agrandissement conséquent du site de production qui passe de 1 000 à 2 000 m2.

"On s’aperçoit que l'on a de plus en plus de mal à remplir nos machines moyen format face au numérique, qui prend une partie. Donc on change de format : on passe du 4 poses au 8 poses." 

Ce changement de format a une autre conséquence : "Ça nous fait double stock papier, on était donc trop charrette en place... Là, on double la surface de production." 

Ces différents investissements représentent un montant de trois millions d'euros pour l'année 2015.

Et l’imprimeur, qui travaille sur le secteur du labeur qui représente environ 70 % de son activité, et sur le packaging à plat, espère avec l’arrivée de la nouvelle presse, continuer à se développer ces deux marchés.

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