Le Conseil national de l'emballage remet le vrac à sa place

L'association qui regroupe différents acteurs de l'emballage dénonce la mauvaise information sur les produits vendus en vrac.

Depuis plusieurs mois, une tendance de vente ressort dans la presse. Des magasins mettent en avant le fait de proposer des produits en vrac, prônant ainsi un mode de consommation plus écologique car sans déchets.

Mais le Conseil national de l'emballage, à travers une "note de position", a souhaité préciser certains points.

"Plusieurs initiatives ont été relayées par les médias concernant des magasins proposant des produits notamment alimentaires vendus en vrac. Ces annonces ont été accompagnées d’une communication parfois erronée et très souvent excessive."

Le CNE souligne qu'il est faux de dire que le vrac supprime l’emballage : des systèmes d’emballages sont toujours nécessaires pour transporter du lieu de production le produit jusqu'au magasin, puis du lieu de vente jusque chez le consommateur. 

Dans le cas d’un produit pré-emballé c’est le même système d’emballages qui va de la production au consommateur.
Pour un produit vrac, deux systèmes d’emballages successifs sont utilisés : par exemple, un sac de 10 kg pour alimenter le magasin, puis ensuite un emballage plus petit pour aller jusque chez le consommateur.

De plus, les emballages utilisés dans ces deux options ne rendent pas le même service.

Dans le cas du vrac, il appartient au consommateur de prélever et doser la quantité nécessaire de produit, d'assurer l'hygiène des contenants qu'il utilise. Il doit aussi pouvoir stocker ces produits dans des conditions qui limiteront les pertes et le gaspillage (il faut notamment pouvoir identifier la date limite de consommation).

Il appartient également au distributeur de disposer du matériel en quantité nécessaire pour assurer une rotation et un nettoyage régulier. Il doit aussi utiliser des emballages sur le lieu de vente qui soient adaptés au produit vendu, disposer d'une zone de stockage permettant d'éviter les pertes et d'une zone de vente limitant le vol et le gaspillage de produits qui serait répandu par le client.

Le CNE estime donc qu'il n’est pas prouvé que les systèmes d’emballages successifs du vrac sont forcément moins impactant pour l’environnement.

"Seule une analyse de cycle de vie complète peut le mesurer. Toute communication non étayée et incomplète est de nature à tromper le consommateur", conclut-il.

L'an dernier, le CNE a publié un guide intitulé "Produits en vrac et produits préemballés : Les recommandations du Conseil national de l'emballage" (disponible en téléchagement ici) qui rappelle tous les enjeux à prendre en considération dans l'emballage en vrac.

 

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