Les derniers chiffres du marché du périodique

Selon l'Institut de développement et d'expertise du plurimédia, l'Idep, la production de périodiques affiche -3% en 2014 par rapport à 2013.

En 2014, la production de périodiques est en baisse, pour la troisième année consécutive, avec -3% (-4,6% en 2013), d'après le dernier rapport 2015 de l'Idep, intitulé Regards sur les marchés de la communication graphique. Pour l'institut, ce recul est dû, comme l’an dernier, à une demande moindre et à une recherche d’économies de la part des annonceurs.

"Le marché du périodique doit faire face à la concurrence des sites Internet et surtout des applications mobiles, et ce particulièrement dans le secteur de la presse d’information et d’actualité, pour lequel les tirages sont réduits d’année en année."

Évolution du tonnage de la production des périodiques entre 2004 et 2014 (base 100 en 2000).

Pour face à ces évolutions, les éditeurs ont poursuivi leurs stratégies de rationalisation en réduisant leurs paginations, en baissant le nombre de titres édités et en optimisant les volumes imprimés.

Périodiques payants, les mensuels ont la côte

La diffusion payée des différents types de presse suit une tendance proche de celle de 2013. La presse quotidienne affiche -4,8%, la presse magazine -5,1% (contre -4,8 et -4,9% l’an dernier).

Les situations ne sont pas tout à fait semblables d’une famille de presse à l'autre. Les ventes des mensuels augmentent de 3% alors que les hebdos régionaux reculent (-1,5%)

Et désormais 661 titres de presse sont sur le marché, soit 23 de moins qu’en 2013 mais de nouveaux titres voient le jour, participant au renouvellement de l’offre.

Presse magazine, une meilleure gestion de la production

Dans le détail, pour la presse magazine, le recul du nombre d’exemplaires imprimés dépasse la baisse des ventes. Dans plusieurs domaines (santé, sciences, féminin), les ventes sont restées assez stables alors que le nombre d'exemplaires livrés aux points de vente a baissé, note l'Idep. Cela signifie que les éditeurs ont réussi à rationaliser leur production, limitent les invendus et gérant mieux les stocks.

Il apparaît aussi que les magazines aux plus gros volumes d’achats, ne sont pas ceux qui ont le mieux résisté : les dix plus gros hebdomadaires affichent -5% de ventes par rapport à 2013 alors que pour le reste des magazines, les ventes ne sont qu'à -3%. Pour les hebdomadaires, les ventes du top 10 augmentent de 2% mais les autres affichent une hausse de 4%.

La diffusion de la presse technique et professionnelle affiche un recul très fort -12% (contre -6% entre 2012 et 2013). "Les magazines dont la spécialisation est d’ordre technique subissent la concurrence d’autres médias : Internet devient une source d’information incontournable", analyse l'Idep.

Par contre, la diffusion des magazines d’actualité générale, judiciaire et de société est en hausse (+3,6%). Et les titres de la santé, Top Santé (+19%) et Santé Mag (+8%) affichent, eux aussi, de bonnes performances ainsi que ceux de vulgarisation scientifique (Sciences et vie +7% et Sciences et avenir +7%).

Les petites annonces gratuites s'effrondrent

Les supports gratuits enregistrent également un recul de leur diffusion (-1%). La presse gratuite d’annonces qui s’est effondrée en 2012 avec la liquidation judiciaire de la Comareg (Paru Vendu), enregistre à nouveau un sévère recul (-27%) entre 2013 et 2014.

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