1,5 million d'euros d'investissement pour Etigraph (73)

Deux nouvelles lignes viennent augmenter la production de l'entreprise savoyarde.

Avec un chiffre d'affaires en hausse de 10 à 15 % sur les deux dernières années, Etigraph embauche et investit dans du matériel pour accompagner la croissance de son activité.

Équipée en typo, en offset, en flexo et en sérigraphie, l'imprimerie située à Aix-les-Bains est spécialisée dans la création et la production d’étiquettes avec anoblissement sur petits et moyens tirages.

L'entreprise avec ses 21 salariés, affiche 3,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014 : 70 % provient du marché des vins, champagnes et spiritueux, et 30 % du secteur des laboratoires pharmaceutiques et de l'agroalimentaire savoyard.

Le PDG, Jean-Yves Michel, a choisi d'installer deux nouvelles lignes de production, l'une en remplacement et l'autre en ajout. Cela représente un investisssement de 1,5 million d'euros.

La sixième ligne est une Mida typo 8 couleurs avec finition en ligne.

Une sixième ligne de production a été installée en juillet, une Mida typo 8 couleurs avec dorure, découpe et gaufrage en ligne. Et en mars 2016, une deuxième ligne de production viendra remplacer un ancien équipement âgé de 19 ans. Une Mida offset 5 couleurs avec dorure, découpe et gaufrage en ligne plus un groupe vernis.

L'encrage automatique, une grande amélioration

Selon le PDG, l'avantage majeur de la nouvelle ligne de production Mida arrivée en juillet est son encrage automatique.

"Il y a eu une grande amélioration dans les presses à étiquettes adhésives Mida, mais qui existe déjà pour les imprimeurs traditionnels. Aujourd'hui, il est possible d'avoir des encrages automatiques à partir de fichiers CIP3. Les fabricants qui faisaient de gros encriers pour les grosses presses ont dû miniaturisé leur système pour les étiquettes adhésives. Grâce à ça, nous avons mainteant des calages beaucoup plus rapides," explique-t-il.

La nouvelle machine a une productivité 30 % plus élevée que l'ancienne ligne de même configuration âgée de 5 ans, grâce à des temps de calage divisés par trois.

Une bonne santé financière

"Nous devrions terminer l'année 2015 à + 12 % de chiffre d'affaires (4 millions d'euros, ndlr)."

La bonne santé de l'entreprise est due à une hausse des trois secteurs d'activité de l'entreprise, le vin, les laboratoires et l'alimentaire locale, et la spécialisation de l'entreprise.

"L'impression, tout le monde sait faire, mais après il y a tout le façonnage et nous, nous faisions tout en interne. Dorure, gaufrage, vernis mat brillant sélectif, pelliculage. Nous faisons aussi des anoblissements sérigraphie avec des vernis paillettes, vernis gonflant, des encres thermochromiques, électroluminescentes... Nous faisons aussi des gaufrages guindés, ciselés, arrondis... Et nous ne sommes pas beaucoup sur le marché à pouvoir proposer ces finitions."

Jean-Yves Michel poursuit : "C'est une jolie croissance de chiffre d'affaires, il faut donc s'équiper en machines plus performantes, plus rapides et plus qualitatives."

Et il a embauché, depuis avril, deux conducteurs et un ordonnateur. Et deux autres conducteurs sont prévus en mars.

En phase d'industrialisation

Après le prochain remplacement de la ligne de production en 2016, la moyenne d'âge du parc machine sera de 3 ans. 

"Nous sommes en "phase d'industrialisation". J'ai racheté Etigraph en 2000. C'était un petit atelier avec 6 personnes, 4 conducteurs, une graphiste et un commercial, et deux machines. Maintenant nous sommes 20 avec sept lignes de production qui travaillent en 2x8."

Il précise cependant : "Si je n'avais pas eu l'aide du suramortissement (lire pour plus d'informations sur le suramortissement), je n'aurais rentré qu'une,seule ligne."

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