Stora Enso refuse l'offre de reprise pour son site de Corbehem (62)

Green Elephant ne reprendra pas le site de Corbehem dans le Nord-Pas-de-Calais.

Le groupe finlandais Stora Enso a refusé l’offre du repreneur Green Elephant pour le site de Corbehem, dans le Nord-Pas-de-Calais. Une décision qui intervient après plus de huit mois de négociations. L’autorisation d’exploitation du site est arrivée à échéance le 20 janvier dernier. À moins d’un ultime rebondissement, la dernière machine devrait maintenant être démantelée.

Mais d’après Pierre Georget, président de la communauté de communes Osartis-Marquion, Stora Enso n’a jamais eu l’intention de vendre. « Ils avancent le motif que le capital financier et le capital technique du repreneur seraient trop fragiles. Il ne faut pas huit mois pour s’en assurer ! Ils ne voulaient pas vendre, c’est tout », explique-t-il dans les colonnes du quotidien La Voix du Nord.

La holding luxembourgeoise Green Elephant s’était pourtant imposée comme le repreneur le plus sérieux parmi les différents industriels français et européens qui s’étaient manifestés pour la reprise du site. Elle avait réussi à obtenir en mai dernier l’exclusivité des négociations avec Stora Enso.

Un des outils de production les plus performants d’Europe

Le site de Corbehem était avant sa fermeture en 2014 l’une des plus grandes usines françaises de papier et comptait environ 330 salariés. Elle était spécialisée dans la production de papier couché destiné à l’impression de magazines et catalogues. Durant les dernières années de production, le travail était concentré sur la machine n°5, un outil installé dans les années 90 pouvant débiter 1 500 mètres de papier à la minute, pour 330 000 tonnes par an.

Mais aujourd’hui, cet équipement ultra performant n’intègre plus la stratégie du groupe finlandais. Stora Enso a enclenché depuis plusieurs années un désengagement progressif de son métier d’origine, la production de papier. La société se développe dans des secteurs qu’elle juge plus porteurs comme l’emballage et délocalise ses activités de production afin de bénéficier d’une main d’œuvre à bas coût.

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Pierre Montpellier - 31 Janvier 2016
pas de surprise on le sais depuis pas mal de temps des années
Lataupe Aventureuse - 31 Janvier 2016
Le même scénario de destruction du secteur papetier en France depuis bientôt 1/4 de siècle.
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