C'est déjà la fin de The New Day

Le premier quotidien national lancé depuis 30 ans au Royaume-Uni n'aurait pas de numéro 51.

Malheureusement, The New Day, le journal qui devait révolutionner la presse écrite quotidienne, va disparaître après seulement 10 semaines d'existence. Lancé à 2 millions d'exemplaires gratuitement le 29 février, puis vendu à 25 pence puis à 50 pence (64 centimes), The New Day n'a pas trouvé son lectorat.

Le Trinity Mirror, le plus gros groupe de presse britannique (The Daily Mirror, The Sunday Mirror, The People, etc.) a annoncé l'arrêt de la parution au 6 mai 2016 malgré "de nombreux soutiens" et "une forte popularité sur Facebook". "La diffusion du titre reste en dessous de nos attentes", a-t-il indiqué. 

Ce journal "optimiste" et "politiquement neutre", conçu grâce à la "connaissance client", était le premier journal "pour la vie moderne".

"Les journaux peuvent vivre à l'ère digitale s'ils ont été conçus pour offrir quelque chose de différent," avait affirmé lors de son lancement Simon Fox, directeur général de Trinity Mirror. "Plus d'un million de personnes ont cessé d'acheter un journal au cours des deux dernières années, mais nous pensons qu'un grand nombre d'entre eux peuvent être tenté d'en acheter à nouveau si nous avons le bon produit." 

Le titre visait un tirage de 200 000 exemplaires par jour, mais les ventes à 150 000 des premiers jours sont peu à peu tombées aux alentours des 40 000 exemplaires, selon la presse anglaise.

Et ces faibles ventes ont eu un effet double. Trinity Mirror a vendu des espaces publicitaires sur la base d'une vente garantie de 200 000 exemplaires par jour. Si les ventes n'atteignaient pas ce chiffre, le groupe garantissait le remboursement proportionnellement aux exemplaires réellement diffusés.

Le groupe de presse a, pourtant, essayé d'enrayer cette chute inexorable en adaptant sa stratégie de lancement. Selon The Gardian, il a augmenté significativement la commission des détaillants (11,6 pence), et a décidé de geler le prix à 25 pence, avant de se raviser, certes.

Les analystes et cadres de l'entreprise avaient estimé que le journal pourrait être rentable d'ici la fin de l'année. Mais selon City AM, le directeur général Simon Fox, avait précisé, avant même, le lancement que The New Day serait stopper si le quotidien n'atteignait pas rapidement la rentabilité.

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