Aldjia Guirous, de l'imprimerie D'Haussy, présente la nouvelle solution smart paper

Spécialisé dans le marketing direct, l'imprimerie D’Haussy propose une nouvelle solution pour allier le print au digital.

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L’imprimerie D’Haussy participera le 5 juin prochain au salon Digital Luxe à Paris où elle présentera pour la première fois sa nouvelle solution print/digital "smart paper".

Le smart paper repose sur la technologie NFC. Une puce NFC est intégrée à l’imprimé et permet de l’enrichir avec du contenu digital. En approchant son smartphone ou sa tablette de la puce, l’utilisateur accède à différents contenus tels que des bandes sonores, des visuels, de la vidéo ou toutes sortes d’informations. Aldjia Guirous, directrice du développement chez D’Haussy, nous en dit plus.

Graphiline - Comment fonctionne cette nouvelle solution que vous proposez ?

Aldjia Guirous - Le smart paper a été développé grâce à la technologie NFC. La NFC est une technologie simple et intuitive qui fait le lien entre le monde physique et le monde virtuel.

Nous déposons la puce NFC sur l’imprimé de la même façon que l’on déposerait une étiquette sur un mailing, de façon industrielle. Ensuite il suffit à l’utilisateur de scanner la puce avec son smartphone pour accéder au contenu.

Par exemple, une personne reçoit un mailing chez elle et en passant son smartphone dessus, elle découvre la suite du contenu de la communication qu’elle vient de recevoir.

Est-ce qu’il faut passer par une application pour activer la puce ?

Non, il suffit de passer son téléphone sur la puce. C’est d’ailleurs tout l’intérêt. On nous reprochait régulièrement le fait de devoir télécharger une application pour lire du contenu, comme avec les QR codes. Cela créait une rupture. Cette nouvelle solution apporte de la fluidité. Il faut simplement que les smartphones soient configurés NFC.

Cette puce NFC peut donner accès à une vidéo, un tutoriel, un témoignage et aussi renvoyer vers un site internet. Elle transforme le papier, lui donne une autre dimension avec des contenus digitaux exclusifs.

N’y a-t-il pas un risque, si cette technologie se développe, que les possesseurs de smartphone soient constamment sollicités en recevant du contenu sans le vouloir ?

Non, car la fréquence est très courte. C’est le même principe que lorsque l’on passe son téléphone devant un lecteur de carte bleue et qu’une action se passe. Pour que cela fonctionne, il faut approcher son smartphone à 1 ou 2 cm de la puce.

Quels sont les avantages de cette solution pour les professionnels ?

Dans notre métier, le marketing direct, les coûts liés à l’envoi, à l’affranchissement, ont une grande importance. Le fait de pouvoir mettre du contenu dans la puce diminue le poids des envois. Cela évite par exemple d’ajouter un catalogue supplémentaire. Le destinataire peut consulter le catalogue sur son smartphone plutôt que de l’avoir dans l’enveloppe. Ça évite un prix de timbre trop élevé.

C’est vous qui fabriquez la puce ?

La puce nous est fournie par une entité du groupe Paragon qui s’appelle Paragon Identification. Ils nous fournissent les puces et nous les programmons en fonction de ce que le client veut mettre comme contenu.

Vous avez donc des développeurs qui programment en interne ?

Nous faisons ça en interne oui.

Jusqu’à quel point pouvez-vous personnaliser chaque puce ?

Aujourd’hui nous personnalisons les puces en fonction d’une campagne. Par exemple, un client dans le secteur de la cosmétique va lancer une nouvelle crème de soin, et nous allons déposer un échantillon de crème sur le mailing. En passant son smartphone sur la puce, le destinataire du mailing découvrira un tutoriel beauté dans lequel une blogueuse lui expliquera comment faire pour appliquer la crème et quels sont les bénéfices qu’elle peut en tirer. Mais nous travaillons également à la personnalisation de chaque puce. Cela arrivera plus tard.

Vous avez déjà commercialisé cette nouvelle solution ?

Non, il s’agit de son lancement, mais nous sommes prêts à démarrer une production.

Pourquoi le terme de smart paper ?

Quand l’intelligence vient au papier, on peut tout imaginer. Jusqu’ici le papier on pouvait le lire, on pouvait le toucher, on pouvait le sentir, on pouvait le regarder, mais on ne pouvait pas l’écouter. C’est à partir de cette idée que nous avons imaginé le smart paper.

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