De plus en plus d'imprimés publicitaires d'après une étude

Le poids moyen par ménage des imprimés non adressés aurait augmenté de 15 % en 14 ans, rapporte l'étude.

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La publicité papier est en hausse. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’UFC Que Choisir en juin (sur 344 bénévoles).

Malgré la hausse du numérique et la crise du papier, les boîtes aux lettres des Français sont de plus en plus remplies de courriers publicitaires.

Le poids moyen par ménage des imprimés non adressés aurait augmenté de 15 % en 14 ans, rapporte l’étude. Les courriers publicitaires représenteraient aujourd’hui un quart du papier consommé dans l’Hexagone, contre 20 % en 2012.

En moyenne, les ménages reçoivent 2,3 kilos d’imprimés publicitaires dans leur boîte aux lettres chaque mois.

Les enseignes de la grande distribution sont à l’origine de près de la moitié des publicités non adressées, Carrefour, Leclerc et Système U en têtes.

L’UFC Que Choisir estime à 2,9 milliards d’euros les dépenses pour la publicité non adressée en 2017.

Pour les imprimeurs, le marché des imprimés publicitaires reste le plus important à la fois en termes de volume et en termes de chiffres d’affaires (33,4 % du chiffre d’affaires des imprimeurs selon le rapport annuel de l’Idep 2017).

L’impact environnemental des imprimés publicitaires mis en cause par Que Choisir

L’UFC Que Choisir appelle à pénaliser financièrement cette pratique publicitaire pour son "coût écologique et économique". Les prospectus papier génèrent un coût pour être traités, financé par les producteurs de pub, mais également par les ménages.

Rappelons toutefois que si le coût environnemental du papier est constamment mis en cause, celui lié à l’utilisation d’internet reste largement méconnu de ses utilisateurs.

Les datacenters, qui conservent toutes nos informations, sont constamment réfrigérés (système de climatiseur en continu) et donc très gourmands en énergie. En une seule journée, Google consomme autant d’électricité qu’une ville de la taille de Bordeaux.

Face aux multiples critères à prendre en compte, il est difficile de procéder à une comparaison entre l’impact environnemental du papier et celui du numérique. Si l’empreinte carbone d’une lettre reste plus importante que celle d’un e-mail (6 fois plus selon une étude de McAfee), on envoie soixante fois plus de mails que de lettres.

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