Portrait / Jean-Pierre Got, affichiste traditionnel

Installé à Bordeaux, Jean-Pierre Got est spécialisé dans la création d'affiches publicitaires avec comme inspiration les grands affichistes de la Belle Epoque, des années Art Nouveau ou Art Déco.

D’abord commercial en vins à l’exportation, Jean-Pierre Got a créé sa première affiche en 1992, en dessinant pour une maison de négoce de Bordeaux l’affiche de ses cent ans d’existence. Installée à Bordeaux, il s’est aujourd’hui spécialisé dans la création d’affiches publicitaires avec comme inspiration les grands affichistes de la Belle Epoque, des années Art Nouveau ou Art Déco.

Pouvez-vous présenter votre activité ?

Je suis affichiste traditionnel ; j’imagine et je peins des affiches publicitaires dans l’esprit des réclames d’autrefois. À ce jour, j’ai réalisé plus de 200 affiches pour le compte de sociétés, marques ou évènements, essentiellement du secteur "agroalimentaire" dans plusieurs pays.  

Comment expliquez-vous ce goût pour un graphisme vintage ?

J’essaie de perpétuer ce "goût français" de l’affiche dont l’illustration colorée prime sur le texte, avec un thème joyeux, romantique ou élégant. Je peins à la gouache rehaussée au pastel et fusain. Ma règle est simple : il s’agit de surprendre, d’étonner et d’être compris par tous. 

Est-ce que vous travaillez toujours avec le même imprimeur ?

C’est l’imprimerie BLF Impression, au Haillan, près de Bordeaux qui a réalisé la plupart des tirages offset de mes affiches (toujours au format 50 X 70 cm sur papier 180 gr).

Sa longue expérience dans l’impression d’affiches publicitaires, de brochures d’art et d’étiquettes de vin est pour moi très rassurante.

Qu’est-ce qui vous amène à travailler avec tel ou tel imprimeur ?

Il est important que l’imprimeur comprenne les couleurs que l’agrandissement sur papier doit rendre. C’est pourquoi je vais toujours assister à l’impression de mes affiches en apportant mes dessins originaux pour les corrections éventuelles. Participer au tirage est essentiel pour moi, car c’est la dernière étape du travail d’affichiste.

J’ai ainsi la joie de voir apparaitre la première épreuve "sortie du four". L’imprimeur est un boulanger : mêmes heures matinales, même concentration dans un travail solitaire et le souci d’obtenir un produit de consommation populaire fugace. Et même conscience d’artisanat qui caractérise une corporation de tradition.

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