Brèves / Les petites infos de l'industrie des arts graphiques - 20 décembre 2019

© Amazon

Le montant des impôts d'Amazon France, un professeur de Pagora distingué, des imprimeries labellisées Print Ethic, Smurfit Kappa récompensé pour son investissement en France... Les petites infos de la semaine.

Amazon France dévoile le montant de ses impôts

Amazon a annoncé mercredi avoir payé plus de 250 millions d'euros de prélèvements obligatoires en France en 2018, pour un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros. 150 millions d'euros correspondent à des prélèvements directs (impôt sur les sociétés, cotisations patronales, impôts locaux, etc.).
Régulièrement accusé d'échapper à de nombreux impôts grâce à l'optimisation fiscale, le champion de l'e-commerce a décidé de rendre publique cette information a expliqué le directeur général Amazon France, Frédéric Duval à l'AFP.

Le gouvernement français a voté fin 2018 une taxe surnommée Gafa, qui est entrée en vigueur cette année, et qui doit mettre fin aux pratiques fiscales controversées des multinationales du numérique.

Un professeur de Pagora distingué pour ses recherches transdisciplinaires

L'European Polysaccharide Network Of Excellence a décerné l'EPNOE Science Award 2019 au professeur français Alain Dufresne, en octobre dernier. De plus, le scientifique se classe, pour la deuxième année consécutive, parmi les 6216 chercheurs identifiés par la société Clarivate Analytics comme étant les plus cités en 2019 et, plus précisément, des 2491 scientifiques ayant une influence transdisciplinaire.

Alain Dufresne enseigne à Grenoble à l'École internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux (Grenoble INP-Pagora). Ce prix, attribué pour la première fois, récompense l'excellence de sa contribution à la recherche dans le domaine des polysaccharides (cellulose, chitine et amidon).

Il est l'un des premiers à étudier la nanocellulose. Aujourd'hui au Laboratoire génie des procédés papetiers (LGP2), dans l'équipe Matériaux biosourcés multi-échelles, il travaille à la mise en œuvre et à la caractérisation de nanocomposites polymères renforcés par des nanoparticules extraites de ressources renouvelables (biomasse, résidus agricoles). "La cellulose peut être exploitée aussi bien dans des applications médicales et cosmétiques que pour fabriquer des emballages (fibreux, complexes ou en mousse), améliorer la durabilité des peintures et vernis à base d'eau, renforcer les papiers et cartons, produire des additifs alimentaires, créer des panneaux d'affichage électronique flexibles, stocker l'énergie dans les batteries lithium-ion, etc." souligne Pagora.

De nouvelles imprimeries certifiées Print Ethic

Fin novembre, cinq nouvelles imprimeries ont reçu le label Print Ethic. Il s'agit de l'Imprimerie Thorax à Nancy en Meurthe-et-Moselle, de Gresset Services à Champagnole dans le Jura, du groupe Burlat à Rodez dans l'Aveyron, de Multisigne à Tours dans l'Indre-et-Loire, et du centre de formation Grafipolis à Nantes en Loire-Atlantique.

Lancé à l'automne 2018 à l'initiative de l'Uniic, ce label certifie que l'entreprise des arts graphiques respecte une politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). La RSE repose sur trois piliers fondamentaux : le social, l'environnement et l'économie (lire Print'Ethic, le nouveau label RSE dédié aux acteurs des industries graphiques).
Le référentiel de Print Ethic est évalué par l'Afnor. Les entreprises ont un parcours de formation étalé sur 8 mois afin de définir et formaliser leur politique et plans d'action RSE. Une quinzaine d'autres entreprises sont en cours de formation ou de préparation de leur dossier. Un nouveau groupe débutera le parcours au premier trimestre 2020.

Smurfit Kappa nommée Meilleure entreprise irlandaise en France en 2019

Depuis plusieurs années, le groupe irlandais Smurfit Kappa investit régulièrement et massivement dans l'Hexagone. Spécialisé dans les emballages en papier et carton, Smurfit Kappa s'est développé sur le territoire français via des croissances externes, mais aussi des créations de sites.
En 2018 notamment, Smurfit Kappa a repris la Cartonnerie de Caradec et ses deux unités de production en Bretagne (200 emplois), ainsi que la cartonnerie bretonne Papcart (lire Le fabricant d'emballages Papcart [44] change de main). Le groupe a également investi dans ses usines, avec par exemple la modernisation de la papeterie Smurfit Kappa Cellulose du Pin à Biganos en Gironde (plus d'infos : De nouveaux investissements à la papeterie Smurfit Kappa).

Pour récompenser cet investissement, la Chambre de Commerce franco-irlandaise et le réseau d'affaires NetworkIrlande ont décerné, le 28 novembre dernier, le prix de la Meilleure entreprise irlandaise en France au groupe papetier. Créé en 2012, ce prix récompense les sociétés françaises et irlandaises qui contribuent à la vitalité des échanges entre les deux pays.

"La France est un marché clé pour le groupe Smurfit Kappa. L'industrie française dispose d'atouts indéniables et nous sommes fiers que notre engagement soit reconnu et récompensé', déclare Tony Smurfit, pdg du groupe Smurfit Kappa.

Smurfit Kappa emploie plus de 46 000 personnes sur 350 sites de production. En France, le groupe emploie 5 400 personnes et compte 57 sites.

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