Comment le groupe Prenant a mis à profit le confinement

Philippe Vanheste du groupe Prenant nous explique les différentes mesures prises lors de cette période. Et il partage le facteur important qui distinguera les entreprises.

Pendant le confinement, les trois sites de production Prenant ont tourné à seulement 30 % de leur production habituelle. Cette période inhabituellement calme a permis au groupe d'imprimeries de 420 personnes installé en région parisienne de s'organiser différemment et d'améliorer ses process.

"En huit semaines de confinement, nous avons pu nous pencher sur des points que d'ordinaire nous n'avons pas le temps d'approfondir" observe Philippe Vanheste, directeur marketing du groupe Prenant.

Philippe Vanheste, directeur marketing du groupe Prenant

Mises à jour et élargissements des connaissances

"De nombreux salariés ont renforcé leurs compétences en participant à des formations en ligne sur diverses thématiques. Ces formations ont permis des mises à jour ou un élargissement des connaissances, très métier ou plus généralistes, portant par exemple sur l'imposition, les techniques commerciales, les logiciels Excel ou InDesign, l'anglais, la colorimétrie" précise-t-il.

L'automatisation des tâches récurrentes...

Il poursuit : "Nous avons aussi profité de cette période pour installer de nouveaux process, de nouvelles méthodes de travail, principalement axés sur la dématérialisation et l'automatisation des taches récurrentes."

Le groupe d'imprimeries a notamment renforcé son système d'imposition automatique. "Auparavant nous devions recréer un dossier de fabrication à chaque nouvelle commande. Nous avons donc mis en place plus de 400 automatisations types, ce qui va nous permettre de gagner en efficacité sur chaque job."

Et si économiquement, l'automatisation des tâches récurrentes est une obligation aujourd'hui, c'est aussi l'opportunité de travailler davantage sur tout le reste.

… pour se concentrer sur ce qui est spécifique

"Si on automatise 50 % des tâches, cela laisse plus de temps pour se consacrer aux 50 autres pour cent qui sont souvent plus complexes, mais aussi plus intéressants et dont le résultat va dépendre de l'implication propre à la personne chargée de ce travail. Cela redonne du sens à l'humain dans tout ce qui est spécifique. L'automatisation de certaines tâches ne supprime pas l'être humain, mais permet de renforcer le rôle de conseil, d'accompagnement et de tout ce qui est spécifique. L'humain va prendre encore plus de sens dans l'entreprise."

Dans cette crise, c'est le facteur humain qui fera la différence

Et Philippe Vanheste va plus loin : "D'ailleurs pour sortir de cette crise, le facteur humain fera la différence, plus que le financier pur et la technologie. Concrètement, cela passera, par exemple, par la cohésion des équipes ou le bien-être au travail.

Souvent une imprimerie se compare à une autre à travers son parc machine, or c'est surtout la manière dont l'équipage se comporte qui compte. Et c'est peut-être aussi pour ça que notre secteur manque d'attractivité et a du mal à attirer de nouvelles générations.

C'est l'occasion de rattraper notre retard par rapport à d'autres secteurs d'activité (tels que les prestations intellectuelles pures ou les services), c'est une chance de montrer que c'est un métier de passion et nous travaillons avec des personnes formidables."

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