Le vernis antimicrobien de Varcotec séduit un des fabricants leaders d'encres

Hanns Martin Kaiser de Siegwerk, et Jens Frings, directeur des ventes de Varcotec.

L'entreprise a signé un accord de commercialisation au niveau européen de son vernis Lock 3.

C'est une grande étape pour Varcotec spécialisée dans les vernis. Cette entreprise allemande a lancé, il y a deux ans, Lock 3, un vernis pour les imprimés unique au monde : il est antibactérien. Et avec l'épidémie de coronavirus, l'innovation a vite trouvé son public, même si les surfaces imprimées ne constituent pas un grand danger. En France, La Manufacture d'Histoires Deux-Ponts située dans l'Isère a été la première à proposer des imprimés antibactériens, suivie rapidement par d'autres imprimeries. Mais jusqu'ici les imprimeurs de l'Hexagone devaient s'approvisionner directement auprès du fabricant.
Aujourd'hui, Siegwerk, l'un des leaders de la production d'encres d'impression pour l'emballage et l'étiquette, a annoncé la signature d'un partenariat commercial avec Varcotec pour la distribution dans toute l'Europe de Lock 3.

"Nous sommes très heureux qu'un acteur de premier plan de l'industrie de l'encre d'imprimerie et de l'emballage comme Siegwerk soit notre partenaire et intègre notre technologie de revêtement unique et innovante dans une structure de vente considérablement plus grande et internationale", a commenté Jens Frings, le directeur général de Varcotec.

Développé en coopération avec l'Université de Ratisbonne en Allemagne, Lock 3 a montré son efficacité antimicrobienne avec plusieurs tests de différentes institutions.

"Jusqu'à présent, il n'a pas été possible d'appliquer un revêtement fiable sur des substances absorbantes - comme le papier et le carton - qui détruiraient les germes de manière continue et permanente", souligne Jens Frings, directeur des ventes et du développement de Varcotec. "Avec Lock 3, nous avons réussi à développer un vernis capable de réduire la charge germinale sur une large gamme de produits imprimés, dans des conditions d'éclairage ambiant."

Le vernis de surimpression à base d'eau Lock 3 contient une substance brevetée, basée sur le principe de la photodynamique : le photocatalyseur est activé par la lumière visible et transfère l'énergie absorbant ainsi l'oxygène environnant.

Des tests ont montré que ce vernis pouvait tuer les bactéries (selon ISO 22 196 mod sur le papier et le carton) et les particules virales infectieuses (selon ISO 21702 mod) à plus de 99 %. Des tests supplémentaires contre d'autres souches de virus, dont trois membres de la famille des coronavirus, sont actuellement en phase de test.

Lock 3 s'applique sur le papier et le carton au moyen de toutes les machines d'impression et équipements de revêtement couramment utilisés. Des tests pour des applications sur les films plastiques sont en cours.

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