Mort d’un éditeur du vingtième siècle

Robert Gallimard dans l'émission Bibliothèque Médicis sur Public Sénat en 2006 © capture d'écran Public Sénat

Robert Gallimard, neveu de Gaston Gallimard, est décédé samedi dernier.

C’est une figure emblématique du monde de l’édition qui vient de nous quitter, à l’âge de 87 ans, après avoir traversé, de concert avec son oncle fondateur des éditions Gallimard, mais aussi avec plusieurs autres membres de sa famille, ce qui fut une période faste pour l’édition, avant les bouleversements de ces dernières années.

Discret et courtois, Robert Gallimard a joué son rôle auprès d’auteurs de renom comme Romain Gary ou Albert Camus, occupé plusieurs fonctions dans la célèbre maison d’édition, que ce soit au département des cessions ou au comité de lecture, et dirigé la prestigieuse collection de La Pléiade.

Arrivé à l’âge de 23 ans, en famille, aux éditions Gallimard, ce joueur de rugby a noué au cours de sa carrière des amitiés durables avec les auteurs dont il s’occupait.

Sa disparition est celle d’un témoin d’un autre temps, d’une époque révolue où tout semblait possible grâce au « progrès technique », où les idées s’échangeaient et se publiaient avec une liberté qui n’a plus cours, et surtout où l’édition possédait ce bien qui n’existe plus aujourd’hui : le temps.

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