Le 1, le journal qui ose

Depuis le mercredi 9 avril, "une nouvelle expérience de presse" est disponible en kiosque.

En ces heures sombres de la presse papier, de petits miracles ont encore lieu. Un nouveau journal, un hebdo, vient de voir le jour. Son père, Éric Fottorino, ancien PD-G du Monde, assisté de Laurent Greilsamer et de Natalie Thiriez, a pendant plus d’un an, peaufiné sa conception pour proposer autre chose, à l’ère du numérique, qu’un journal de plus.

"Le 1 est né d'une envie forte de faire table rase, de repartir de zéro en s'interrogeant sur la crise de la presse papier, racontait Eric Fottorino à ses anciens confrères du Monde. Notre conviction est que le papier n'a pas dit son dernier mot si on réinvente son contenu." Cherchant "une nouvelle expérience de presse", Eric Fottorino a créé un journal ne ressemble à aucun autre.

Même son nom, résultat de longues cogitations, est inattendu. In fine, Café noir, L’Original... Finalement il s’appellera Le 1. Oui Le 1. Et même au numéro 2 ou 3.

Le 1 a la taille standard d’une feuille A 4. Banal ? Pas vraiment ! Car il ne se feuillette pas : il se déplie... Et une fois déployé il prend la dimension d’un poster, 84 cm sur 63 de hauteur.
Un "déploiement" en trois temps, avec une première partie qui présente un espace dédié au "sensible" (poésie, littérature...), un deuxième pan est consacré à l’analyse et le troisième déploiement découvre un poster, des photos ou des cartes.

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Les concepteurs se sont amusés à décliner le chiffre 1 : ainsi Le 1 se lit en moins d’une heure. "Une lecture de moins d’une heure, tant il est vrai que le temps est aujourd’hui notre bien le plus rare."

Et son contenu ? Le 1 présente chaque semaine "1" sujet d’actualité. Le premier sujet : "La France fait-elle encore rêver ?" et le numéro 2 du 1 : "Poutine, cet homme que nous aimons tant haïr".
Éric Fottorino explique cette volonté d’un sujet unique : "Sachant que le bruit médiatique est le contraire de l’actualité. À la fragmentation de l’information, nous répondons par l’approfondissement d’une question soumise à plusieurs regards croisés."

Un autre choix osé : le journal en kiosque le mercredi au prix de 2,8 euros, ne comporte aucune publicité. Sur les ondes de France Info, Éric Fottorino confiait à Fabienne Sintes : "C'est un journal pour les lecteurs et il vivra par ses lecteurs ou il ne vivra pas. S'il vit, cela veut dire que 30 000 personnes en France ont envie d'un projet comme celui-là."

"En ouvrant Le 1, vous ouvrirez vos bras et votre esprit. Du yoga en origami."

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