Charlie Hebdo - Charb, Tignous, Wolinski, Cabu et les autres, assassinés 

Douze personnes dont une grande partie des rédacteurs ont trouvé la mort aujourd'hui dans l'attaque du siège de Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris.

En fin de matinée, des tireurs, trois vraisemblablement, ont abattu huit journalistes du journal satirique qui étaient en réunion de rédaction.
Les quatre piliers de Charlie Hebdo sont décédés : les dessinateurs Cabu, Tignous, Wolinski et Charb qui était aussi directeur de la publication.
L'ancien journaliste Michel Renaud, invité de la rédaction, et l'économiste Bernard Maris sont également décédés, ainsi qu'un agent d'entretien et deux policiers, dont Franck Brinsolaro qui était chargé de la sécurité de Charb.
Onze personnes ont aussi été blessées dont quatre grièvement.

L'attaque n'a pas encore été revendiquée, mais, sur une vidéo filmée par un journaliste au moment où les tueurs sortent du bâtiment, on entend l'un des assaillants crier "Allahou Akbar", ce qui accrédite la thèse de l'attentat terroriste islamiste. 

Ils crient également "On a tué Charlie Hebdo"...

Charlie Hebdo se savait menacé depuis des années. Lancé en 1970 par l'équipe du mensuel Hara-Kiri, le journal revendique depuis sa création un ton humoristique et satirique et crée parfois de vives polémiques.

Le 8 février 2006, il publie en pages intérieurs des caricatures de Mahomet (parues initialement dans le quotidien danois Jyllands-Posten). Or selon les préceptes de la religion musulmane, il est interdit de représenter Dieu ou son prophète. Cette édition avait ouvert un débat intense sur la liberté d'expression. Attaqué en justice par des organisations islamiques, Charlie Hebdo gagne son procès, le jugement rappelant que la caricature est par définition provocante et "participe à ce titre à la liberté d’expression et de communication des pensées et des opinions".

Le 2 novembre 2011, Charlie Hebdo, utilisant le principe de la liberté d'expression institué en France, sort un numéro spécial intitulé Charia Hebdo avec, en Une, le dessin de Mahomet. La veille de sa sortie, les locaux du journal sont ravagés par un incendie criminel et le site du journal est piraté, la page d'accueil affichant une photo de la Mecque et des versets du Coran.

 

(Photo : capture écran d'une des vidéos diffusées sur Internet et tournées par des journalistes au moment de la fuite des tireurs.)

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