L'ancien imprimeur devenu faussaire condamné à 8 ans de prison

Entre 2007 et 2012, Dominique Patrom a produit plus 370 000 faux billets de 20 et 50 euros.

La cour d’assises de Paris a condamné début juin Dominique Patrom à huit ans de prison pour la fabrication de faux billets de 20 et 50 euros dans un atelier clandestin de Seine-et-Marne.

Cet ancien imprimeur reconverti dans la mécanique automobile aurait produit plus de 370 000 faux billets entre 2007 et 2012, soit près de 10 millions d’euros. D’après les enquêteurs de l’Office central pour la répression du faux monnayage, il s’agit de "la plus importante officine de fausse monnaie jamais découverte en France".

C’est en 2012 après un long travail d’investigation que les enquêteurs perquisitionnent un entrepôt loué par Dominique Patrom. Dans une pièce secrète de 40 mètres carrés à laquelle on accède par une trappe, les enquêteurs découvrent tout le matériel nécessaire à la fabrication de faux billets : deux presses typographiques Heidelberg de 1928, un massicot, 17 imprimantes à jet d’encre, une imprimante laser, deux ordinateurs, du fil de sécurité et bande holographique, une flasheuse pour la réalisation de nylon-print, une fraiseuse, des seringues hypodermiques, des cartouches d’encre…

Dominique Patrom avait récupéré les presses avant de se lancer dans les faux billets. Il travaillait alors pour une entreprise qui rachetait aux imprimeries du matériel d’occasion afin de le réparer et le revendre.

Lors de son procès, qui a duré quatre jours, Dominique Patrom a révélé ses secrets de fabrication ; impression, dorure à chaud, pictogrammes, gaufrage pour donner au billet un peu de relief, les billets étaient fabriqués sur les deux presses à partir de papier 80 grammes, bleu pour les billets de 20 euros et ivoire pour ceux de 50 euros. Dans son atelier, il travaillait seul.

Imprimeur autodidacte, Dominique Patrom dirigeait dans les années 1980 plusieurs sociétés avant de faire faillite dans les années 90. C’est alors qu’il s’est lancé dans la fabrique de faux billets. Surnommé l’artiste, Patrom avait déjà été condamné en 1999 dans une affaire de faux coupons de cartes orange et en 2006 dans une affaire de fausse monnaie.

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Philippe Huet - 18 Juin 2016
C'est remake d'un film!!!!!!!!!!!
Eric Illand - 20 Juin 2016
Quand on sait, à peu près, ce que représente la fabrication d'une coupure de monnaie, les orfèvres "chefs" en ce domaine ne devraient pas laisser de tels talents "moisir" en prison, s'il peut être compliqué de les féliciter.... il doit être possible de mettre leurs talents à contribution non?... ....
Michel Cauchois - 30 Juin 2016
Un artiste...
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