Pourquoi JCDecaux ne traquera pas les smartphones des passants

Le groupe publicitaire souhaitait tester un dispositif permettant de capter les données mobiles des passants via des boitiers wifi installés sur des panneaux publicitaires.

JCDecaux ne collectera pas les identifiants des téléphones portables des passants depuis ses panneaux publicitaires. Le Conseil d’État a confirmé mercredi 8 février une décision de la CNIL, empêchant définitivement le groupe publicitaire de pister les téléphones.

JCDecaux souhaitait mettre en place pendant quatre semaines un dispositif permettant de capter les données mobiles des passants via des boitiers wifi installés sur des panneaux publicitaires.

L’opération devait être menée dans le quartier de La Défense à Paris. Le système wifi qui devait être mis en place aurait permis de détecter les adresses MAC des smartphones dans un rayon de 25 mètres. Les adresses MAC permettent d’identifier un appareil.

L’objectif était notamment de capter la localisation géographique des passants dans le but d’observer leurs déplacements sur l’esplanade.

Comme il s’agit d’un dispositif visant à collecter des données personnelles, JCDecaux avait fait une demande auprès de la CNIL en 2015 (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Suite au refus de la Commission, le groupe avait contesté la décision auprès du Conseil d’État. Mais celui-ci vient donc de confirmer la décision de la CNIL.

La commission a estimé que l’anonymisation des données collectées n’était pas totalement respectée puisque JCDecaux avait l’intention de pouvoir repérer si une même personne revenait plusieurs fois dans la zone durant la durée du test.

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