Les certifications forestières sont-elles nécessaires ?

Les marques commerciales de certifications forestières ont été créées pour répondre à un manque de contrôle des États.

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Lors d’un récent petit-déjeuner organisé par Culture Papier, Stéphane Marchesi, le secrétaire général de PEFC France, affirmait ne tenir aucunement à perpétuer coûte que coûte l’existence d’une marque telle que PEFC, si une réglementation idoine ne la justifiait plus.

Les marques commerciales de certifications forestières telles que PEFC ou FSC ont été à l’origine créées pour répondre à un manque de contrôle des États. Aujourd’hui premier système de certification forestière en termes de surfaces forestières, PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) a été fondé en 1999. Le FSC (Conseil de Soutien de la forêt) en 1993.

La législation européenne, un strict minimum

Qu’en est-il aujourd’hui ? Outre les législations nationales, le Règlement sur le Bois de l’Union européenne (RBUE) en vigueur depuis 2013 vise à écarter du marché communautaire le bois et les produits dérivés issus d’une récolte illégale.

Mais il s’agit d’un strict minimum. "Le RBUE repose sur des critères de légalité et non de soutenabilité écologique. Il ne suffit pas à garantir que le bois que nous utilisons ne dégrade pas ou ne détruit pas la forêt. C’est pourquoi les certifications sont nécessaires", explique Clément Sénéchal, chargé de campagne chez Greenpeace.

Exigence d’une traçabilité complète

"Nous demandons aux papetiers d’avoir une traçabilité complète sur leur chaine d’approvisionnement, ainsi qu’une cartographie disponible des zones où le bois est coupé."

L’objectif est de s’assurer que le bois est légal et qu’il provient d’une forêt gérée de manière responsable et durable. "Souvent cela signifie qu’il y a une certification FSC derrière. Mais il nous arrive de trouver, c’était le cas dernièrement dans la forêt de Dvinsky au nord de Moscou, des concessions certifiées FSC qui sont quand même rasées à blanc."

Le rôle de l’ONG est alors de lancer une alerte. "Nous exigeons des imprimeurs et des papetiers qu’ils fassent pression sur leurs fournisseurs et que la pression arrive jusqu’aux opérateurs forestiers, où qu’ils rompent leurs contrats le cas échéant."

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