41 millions d'euros retrouvés dans une imprimerie clandestine

La région de Naples concentre la plus grande partie de la production européenne de faux billets.

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La saisie a eu lieu dans une imprimerie clandestine napolitaine. Les carabiniers italiens ont découvert 41 millions d’euros en faux billets, ont annoncé les médias italiens.

L’argent était stocké dans des tonneaux étanches à l’intérieur d’un hangar. Au total : 90 sacs contenant des fausses coupures de 50 et de 100 euros. Les billets de 100 euros avaient 18 numéros de série différents et ceux de 50 euros, 12 numéros de série différents. Ont également été retrouvées 23 feuilles de tests d’impression.

D’après l’analyse technique des billets, effectuée par l’unité des carabiniers chargée de la répression du faux monnayage en coordination avec des employés de la Banque d’Italie, la qualité des billets était excellente.

Le propriétaire du hangar, déjà connu des services de police pour des faits similaires, a été écroué pour possession de faux billets et d’instruments de contrefaçon. Les médias italiens précisent qu’il aura fallu cinq heures aux carabiniers pour compter tous les billets.

Une autre saisie importante avait déjà eu lieu en mars dernier dans la même région. Les policiers italiens avaient saisi plus de 930 000 coupures de 10, 20 et 50 euros pour un montant total de 28 millions d’euros.

L’Italie et la France, premiers pays d’Europe dans la production et l’écoulement de faux billets

L’Italie est à ce jour le premier pays de production de faux billets. Les coupures sont fabriquées dans une grande majorité des cas en offset et proviennent principalement de la région de Naples où sont installés les ateliers clandestins. Ceux-ci sont contrôlés par la Camorra, la mafia napolitaine.

Mais si l’Italie est le premier producteur, la France est le pays d’Europe où circulent le plus de faux billets. 80 % des faux billets sont des coupures de 20 et 50 euros, plus faciles à écouler. En France, l’offset a peu à peu été remplacé par des chaines graphiques numériques composées d’ordinateurs, de scanners et d’imprimantes.

Les faux-monnayeurs piégés. Gravure d'après une xylographie de Richard Brend'amour, 1868.
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