30 millions de macarons pour l'imprimerie Chevalier

Chaque année, les médaillés d'or, d'argent et de bronze du Concours général agricole ont droit au prestigieux macaron. Pour l'imprimerie Chevalier, cela représente près de 30 millions d'étiquettes imprimées.

Le stock de bobines d’étiquettes de l’imprimerie Chevalier est archi plein et la presse Codimag tourne à plein régime ! L’imprimerie installée à Lannion dans les Côtes-d’Armor (22) fait partie des trois entreprises en France agréées pour la production des macarons autocollants du Concours général agricole.

Ces fameuses étiquettes que l’on retrouve sur des bouteilles de vin mais aussi sur des produits du terroir, comme le beurre, les huiles, la bière, les rillettes, les fromages… On reconnaît ces étiquettes grâce à la feuille de chêne qu’elles arborent, accompagnée de la mention médaille d’or, d’argent ou de bronze.

L'imprimerie est mandatée pour livrer à tous les lauréats

La 127e édition du concours général agricole a débuté samedi 24 février, en même temps que le Salon de l’agriculture à Paris. Une date à laquelle s’était préparée l’imprimerie Chevalier.

Depuis mi-janvier, l’entreprise a déjà consacré 4 semaines de production aux macarons, intercalées dans la production habituelle.

"En moyenne, l’imprimerie Chevalier consacre entre 7 et 8 semaines par an à la production complète de ces macarons", précise Cédric Pasquiou, directeur adjoint de l’entreprise.

Il faut dire que la production est conséquente. Chaque imprimerie agréée produit environ 30 millions de macarons par an. À l’imprimerie Chevalier, 7 à 10 millions d’étiquettes sont expédiées dès le premier mois.

L’imprimerie s’arrête désormais pour laisser passer le concours et recommencera à produire dans une quinzaine de jours.

Si le client unique est le Concours général agricole, l’imprimerie est mandatée pour livrer à tous les lauréats, du petit producteur de magret de canard dans le Périgord, au grand distilleur des DOM-TOM qui va produire 3 millions de bouteilles primées.

D’où une logistique forcément complexe. L’imprimerie est garant du transport et travaille tout autant avec La Poste qu’avec des transporteurs ou des affréteurs pour les DOM-TOM.

Une étiquette sécurisée

Pour être infalsifiable, le fameux macaron est sécurisé depuis 2008 par un film holographique spécial qui n’est livrable qu’aux trois imprimeurs agréés, explique Cédric Pasquiou.

"La société qui fabrique ces films est mandatée par le Commissaire général agricole. Ce film holographique est apposé sur chaque macaron. Une encre photoluminescente est également utilisée pour renforcer la sécurisation de l’étiquette."

Une disposition nécessaire dès lors que la prise de commande des lauréats est, elle aussi, sécurisée. Les gagnants ont droit à un certain nombre d’étiquettes, calculé en fonction d’un volume déclaratif de produit.

Un marché partagé équitablement entre les 3 imprimeries

Les deux autres imprimeries qui produisent les macarons du concours agricole sont l’imprimerie Pyramidor dans le Maine-et-Loire (49) et l’imprimerie Maumy, près de Bordeaux (33). Les trois entreprises se partagent le marché équitablement, souligne Cédric Pasquiou.

L’imprimerie réalise un chiffre d’affaires de 1,5 million avec 14 salariés.

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