Interview / Comment l'imprimerie Bialec est sortie du redressement judiciaire

Le tribunal de commerce de Nancy a mis fin à la période d'observation en février 2018.

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Bialec est une société créée en 1951 à Nancy, et qui vient de s’installer à Heillecourt près de Nancy. Nous sommes une entreprise présente sur l’ensemble des métiers de la chaîne graphique : conseil en communication, création et design graphique, conception et réalisation de site Internet, commerce en ligne, prépresse, impressions offset et numérique, façonnage, routage, logistique. Respectueux des hommes et de l’environnement, Bialec est certifiée Imprim’vert depuis 2005. La société est très attachée à la formation de ses collaborateurs.

Comment est arrivé ce redressement judiciaire ?

Le redressement judiciaire est issu de la conjonction de deux facteurs :

Les facteurs structurels : les conditions d’acquisition de l’entreprise comportaient un prix élevé, que l’évolution de la conjoncture a vite montré très excessif. Elles comportaient en outre un loyer ferme sur 9 ans d’un prix très élevé (300 000 € l’an).

Les facteurs conjoncturels résident à la fois dans la nécessité de faire face en 2016 à un déménagement source de coûts importants ainsi que dans la dégradation de la conjoncture suite à la crise de 2008.

Avez-vous mis une stratégie particulière en place pour en sortir ?

La stratégie simple mise en place a consisté à maintenir le niveau de nos ventes dans une conjoncture de prix déprimés, ce qui veut dire une progression significative en volume.

Dans le même temps, nous avons veillé scrupuleusement à réduire nos coûts et à développer en conséquence d’importants gains de productivité.

En parallèle, les effectifs de l’entreprise ont malheureusement dû être réduits.

Depuis quand êtes-vous sorti du redressement judiciaire ?

Le tribunal de commerce de Nancy a mis fin à la période d’observation en février 2018. Depuis, Bialec est dans un plan de continuation devant assurer le remboursement des créanciers sur une période de 10 ans.

Quelle est votre actualité, avez-vous des investissements prévus ?

L’essentiel réside dans la recherche de marchés niches où la pression sur les prix de vente pourrait être réduite.

Notre politique d’investissement est dans notre contexte, modique, elle consiste essentiellement à moderniser les équipements en place.

Quel est votre parc machines ?

Impression Offset : 2 presses. Roland 704: format 74 x 104, 4 couleurs en ligne ou retiration 2 + 2. Roland 704 Hiprint: densitométrie embarquée, format 74 x 104, 4 couleurs + vernis acrylique ou 2 + 2 + vernis acrylique.

Impression numérique : 1 presse Xerox V80

2 massicots droits,
3 plieuses MBO,

Chaine d’assemblage dos carré collé PANTERA Muller Martini, option colle PUR, 16 margeurs, margeur de couverture, margeur de corps d’ouvrage, sortie criss-cross, avec massicot tri-lames, stacker et mise sous film en sortie en ligne,

Chaîne de piqûre à cheval Bravo Müller Martini de 6 margeurs + margeur de couverture avec massicot tri-lames en sortie et mise sous film en sortie en ligne + option double coupe.
Emballeuse KALFASS par thermosoudure avec film rétractable polypropylène.
Machine à filmer les palettes avec du film étirable, cerclage plastique.

Quelques chiffres sur la société ?

Chiffre d’affaires : 5,5 millions €

Collaborateurs : 36

Clients : plus de 400

Fonds de commerce clientèle publique/privée 50/50

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