Arjowiggins Security invite ses clients à une Journée portes ouvertes

Mobilisation devant Bercy le 27 février.

La papeterie Arjowiggins Security de Jouy-sur-Morin fabrique la base papier de passeports, documents officiels, visas et monnaies pour de nombreux pays dans le monde.

Ce mercredi 27 février, la Filpac-CGT organisait devant Bercy une mobilisation pour soutenir les ex-salariés de l’usine Arjowiggins Security à Crèvecoeur. Le 16 janvier dernier, la liquidation de l’entreprise a été prononcée seulement 10 mois après son rachat par le groupe d’investissements germano-suisse Blue Motion Technologies.

Une Journée portes ouvertes destinée notamment aux ambassades

Le syndicat va plus loin en annonçant une Journée portes ouvertes le lundi 4 mars 2019 de 12h à 16h. La papeterie Arjowiggins Security de Jouy-sur-Morin, fabrique la base papier de passeports, documents officiels, visas et monnaies pour de nombreux pays dans le monde.

La Filpac-CGT explique que l’objectif de cette journée :

« Les salariés de l’entreprise, aujourd’hui complètement livrés à eux-mêmes, gardent le stock des commandes des différentes ambassades étrangères ainsi que les papiers sécurisés de l’État français (cartes grises, passeports, chèques...) de manière totalement sécurisée ainsi que tous les éléments de sécurité de fabrication (secrets de fabrication des papiers, poinçons, filigranes).

Afin que les ambassades concernées puissent s’assurer de la compétence et du sérieux avec lesquels cette action est menée, les élus Cgt ArjoWiggins Security ainsi que la Filpac-Cgt les invitent, le lundi 4 mars 2019 de 12 heures à 16 heures, à visiter l’usine de Jouy-sur-Morin. »

L’organisation syndicale réitère également son appel au gouvernement. Elle demande « une nationalisation temporaire, permettant la continuité de la production ».

La CGT alerte depuis plusieurs mois sur la situation de l’usine. Malgré leur engagement initial, les nouveaux propriétaires n’ont en effet pas investi d’argent dans la société. Contrairement à l’État et aux collectivités qui ont eux, investis 600 000 euros pour créer un nouveau pont afin de faire passer des semi-remorques jusqu’à l’usine à papier.

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