Retour d'expérience / Les emballages de Findus passent de 6 à 4 couleurs

Réduire le nombre de couleurs d'impression sans modifier la perception du consommateur. C'est le travail mené par Findus France sur une partie de sa gamme de produits avec Miller Graphics,

Miller Graphics partage un cas client intéressant autour de l'optimisation des emballages. La filiale française de la marque de surgelés Findus a souhaité optimiser ses coûts de production en réduisant le nombre de couleurs utilisées pour l'impression de certains de ses emballages.

L'enjeu était sensible. Pour une marque présente en grande distribution, toute modification de l'apparence d'un emballage peut affecter la perception du consommateur. Findus devait donc réduire le nombre de couleurs sans altérer l'identité visuelle de ses packs ni la cohérence de sa gamme.

Pour répondre à cette problématique, Miller Graphics, spécialisé dans la chaîne graphique packaging et qui emploie 365 personnes réparties dans neuf pays, a mené une étude de faisabilité. Celle-ci a montré qu'un passage de six à quatre couleurs était envisageable sans dégradation significative du rendu visuel.

Douze références ont ainsi été retravaillées progressivement, dans les gammes pommes dauphine, pommes rissolées et recettes aux herbes.

"Le pari est réussi, on a trouvé de bons compromis pour que les packs nous plaisent au niveau marketing et puissent répondre aux directives du groupe de réduction des coûts", estime Myriam Fantaccione, chef produit chez Findus.

La diminution du nombre de couleurs entraîne mécaniquement une baisse du nombre de clichés flexographiques nécessaires à la production. Cette évolution réduit les coûts d'impression.

Miller Graphics a également assuré la coordination du projet avec les cinq imprimeurs utilisés par Findus et fourni les nouveaux clichés destinés à l'impression flexographique.

L'opération a aussi produit des effets sur l'organisation industrielle. La réduction du taux d'encrage, la diminution du nombre de groupes encreurs à nettoyer et la baisse du nombre de clichés à produire permettent de limiter certaines opérations techniques liées à la fabrication des emballages.

Jean-Hubert Archen, expert de la chaîne graphique packaging chez Miller Graphics, estime que ce type d'analyse mérite d'être étudié dès lors qu'une marque dispose d'un portefeuille significatif de références. Selon lui, "à partir de 10 références, ça vaut le coup d'aller creuser dans ce sillon pour aller trouver des pistes d'optimisation".

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