L'association Two Sides souligne dans une publication les conclusions de la dernière enquête de l'Arcep sur le numérique, intitulé Pour un numérique soutenable. Selon l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, les émissions de gaz à effet de serre des infrastructures numériques ne cessent de progresser sous l'effet de la croissance des usages et du développement des centres de données.
L'Arcep relève notamment une hausse de 38 % de la consommation d'électricité des centres de données en France sur trois ans. Leurs émissions de gaz à effet de serre ont également augmenté de 23 % sur la seule année 2024. Streaming vidéo, services en ligne, stockage dans le cloud et développement de l'intelligence artificielle contribuent à cette évolution en accroissant les besoins en calcul et en stockage. Il faut noter toutefois que la consommation d'eau prélevèment directement a par contre baisser entre 2023 et 2024, pour presque redescendre au niveau de 2022 à 575 000 m3.
Le poids de la fabrication des équipements numériques n'est pas non plus négligeable. Smartphones, ordinateurs, téléviseurs et objets connectés mobilisent des matières premières et de l'énergie. L'Arcep souligne que leur multiplication contribue à accroître l'empreinte environnementale du numérique.
Pour Two Sides, ces données rappellent que, "derrière chaque courriel, chaque vidéo ou chaque document stocké en ligne se trouvent des infrastructures physiques, des équipements électroniques et une consommation croissante de ressources". "Une activité numérique n'est jamais immatérielle" martèle l'association.
L'association considère qu'une réflexion sur un numérique plus soutenable passe également par le choix des supports de communication. "Le papier conserve alors toute sa pertinence lorsqu'il permet de limiter certains usages numériques, de réduire les besoins de stockage ou d'éviter des consultations répétées sur écran. La transition écologique passe aussi par une réflexion équilibrée sur les usages, loin de l'idée selon laquelle le numérique serait systématiquement la solution la plus vertueuse."








