L'excellent résultat des librairies indépendantes

Les librairies indépendantes affichent une hausse du chiffre d’affaires largement supérieure à la moyenne des petites entreprises, selon l'observatoire de la petite entreprise publié par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) et la Banque populaire.

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Véritables outsiders, les librairies indépendantes montent sur la première marche du podium des petites entreprises. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 8 %, les librairies indépendantes sont loin devant les autres petites entreprises françaises qui obtiennent une moyenne de CA de -0,1 %, sur l'année 2013.

Pour la FCGA, cela “s’explique probablement par trois facteurs principaux : l’essoufflement des grands sites de vente de livres en ligne, la faillite de deux acteurs majeurs de la distribution de biens culturels et l’attachement renouvelé des consommateurs aux librairies traditionnelles.”
Sur le terrain, cet excellent chiffre n’est pas une surprise. Il est la conséquence d’un travail de longue haleine. Odette Roquette, déléguée générale de l’association des libraires indépendants en région Auvergne (Lira), a assisté depuis plusieurs années à de nombreux changements.

Les libraires “revoient leur mode de fonctionnement. Compte tenu de la concurrence, de la vente sur internet, le libraire lui aussi communique avec des outils différents. Il a souvent un site internet voire un site internet de vente en ligne. Sinon il s’intègre à un réseau de vente en ligne des librairies indépendants pour résister à la concurrence d’Amazon, pour ne pas le citer”.
 
De plus, le libraire participe à des salons et propose des animations à l’intérieur de la librairie et hors les murs. Le libraire vend des livres mais désormais “il intervient comme un véritable acteur culturel”.

Et tous ces changements deviennent de plus en plus importants grâce une nouvelle génération de libraires. Charmés par ce métier, ces jeunes libraires ont grandi avec ce marché étroitement lié à internet, ils en maitrisent ainsi mieux les règles et ont bien compris l'importance de ne pas rester enfermé dans leur magasin.

Un autre élément explique ces résultats : “l’attachement renouvelé des consommateurs aux librairies traditionnelles” évoqué par la FCGA. Odette Roquette donne l’exemple d’une boutique en difficulté qui a trouvé un appui solide auprès de la population. “Les gens ont pris fait et causes” pour sauver la librairie : ils ont fait des pétitions, organisé des manifestations, créé une page Facebook... Un “l’attachement renouvelé" et qui est de plus en plus engagé.

Finalement c’est “toute une dynamique qui fait que le métier de libraire est un peu différent et que ça porte ses fruits”.

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